C'était l'homme aux mains magiques, un soulageur doué de la douleur et de la souffrance qui a changé d'innombrables vies, y compris la mienne.
J'ai rencontré le célèbre ostéopathe Torben Hersborg début 2021 après une chute dans les escaliers de chez moi qui m'a laissé dans une telle agonie que je pouvais à peine marcher. Mon collègue écrivain et ami Mark Edmonds, décédé tragiquement l'année dernière, me l'a recommandé.
Torben l'avait "réparé", m'a assuré Mark. "Il peut soigner n'importe qui."
Je dois préciser d’emblée que je ne suis pas du genre à me laisser influencer par le charlatanisme ou les nobles affirmations de remèdes miracles. J'avais toujours évité la thérapie holistique et les pratiques alternatives, investissant fermement ma foi dans la médecine et la chirurgie traditionnelles.
J'avais entendu des histoires alarmantes d'amis et de membres de ma famille dont la douleur avait été exacerbée par des chiropraticiens négligents et
physios bruyants. Je connaissais peu l’ostéopathie au-delà de sa réputation quelque peu sinistre de fissuration des os.
J’ai néanmoins traîné ma carcasse malade à Hoxton : une poche de fraîcheur à la périphérie de la City de Londres, où Hersborg dirigeait son cabinet débraillé et pragmatique, la Central London Osteopathy and Sports Clinic.
Là, sur un banc bleu d'une étroitesse précaire devant un mur de miroirs sans tain, nous permettant de regarder sur la rue mais sans ...
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