Lorsqu’Elon Musk a soutenu l’Alternative pour l’Allemagne d’extrême droite sur X comme le seul parti capable de « sauver l’Allemagne », suivi d’un article d’opinion dans Die Welt faisant la promotion de l’AfD lors des prochaines élections fédérales, la réaction a été rapide. « L’Allemagne ne doit pas tolérer les transgressions de Musk », a déclaré l’éditeur du journal libéral Tagesspiegel. « Comment la propagande électorale d’Elon Musk pour l’AfD a-t-elle réussi à s’imposer dans le monde ? » a demandé un autre commentateur, accusant l’éditeur de Welt, Axel Springer, de trahir ses propres principes. La chroniqueuse du Spiegel, Marina Kormbaki, a qualifié l’intervention de Musk de « rupture d’un tabou ».
L'indignation était justifiée. La rhétorique apocalyptique de Musk et son alignement avec des forces souvent qualifiées d’extrémistes sont profondément troublants dans un pays encore aux prises avec le poids des atrocités du XXe siècle. Son ingérence politique – des États-Unis au Royaume-Uni et maintenant en Allemagne – suit un schéma inquiétant d’autoglorification masqué par une idéologie dangereuse.
Son immense richesse et son influence mondiale, amplifiées par son acquisition de la plateforme de médias sociaux X, ainsi que ses liens étroits avec des personnalités autoritaires, dont Donald Trump, font de cette ingérence une intrusion effrontée qui frappe au cœur de l’intégrité démocratique. En Allemagne, où l’ingérence étrangère dans la politique intérieure est un anathème, cette audace a, à juste titre, touché une corde sensible. Comme l’a dit le vice-chancelier Robert Habeck : « Ne touch...
[Courte citation de 8% de l'article original]