Le monde doit remercier Israël pour l’absence de craintes nucléaires dans la Syrie post-Assad – Opinion

Jerusalem Post - 06/01
Grâce à Israël, le chaos syrien désormais imminent pourrait être profondément déstabilisateur, mais il ne sera vraisemblablement pas nucléaire.

Après l’effondrement du régime meurtrier de Bachar al-Assad, il faut s’attendre à une incertitude prolongée, voire à un chaos total en Syrie. Entre autres choses, les restes des groupes terroristes d’Al-Qaïda et de l’EI se configureront ou se reconfigureront dans la région, et les États islamiques sunnites comme la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite pourraient présenter à Israël un ennemi unique et imprévisible. Même si l’Iran subira une perte stratégique temporaire suite à la défaite de son substitut à Damas, Jérusalem n’aura pas à faire face à des menaces nucléaires conséquentes. La principale raison de ces nouvelles relativement bonnes réside dans l’opération Orchard lancée par l’État juif en septembre 2007.

Jusque-là, l’effort le plus visible d’Israël pour empêcher la création d’un État nucléaire ennemi avait été le raid du 7 juin 1981 sur Osiraq contre l’Irak, dont on se souvient beaucoup. Néanmoins, une préemption ultérieure a été entreprise en Syrie. Baptisée Opération Orchard, elle exprimait la doctrine Begin spécifique à chaque pays israélien ainsi que le principe général du droit international de légitime défense anticipée.

Méticuleusement planifiée, comme l’était l’opération Opera en 1981, Orchard représentait une action défensive prudente contre les infrastructures nucléaires syriennes alors nées. En substance, si le régime ...
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