Changement climatique : ce que nous disent les dernières connaissances scientifiques

Gloria Dickie - Reuters - 06/01
Après une nouvelle année record en matière de températures mondiales en 2024, la pression s’accentue sur les décideurs politiques pour qu’ils intensifient leurs efforts pour freiner le changement climatique.
6 janvier (Reuters) - Après une nouvelle année record en matière de températures mondiales en 2024, la pression s'accentue sur les décideurs politiques pour qu'ils intensifient leurs efforts pour freiner le changement climatique.
Le dernier consensus scientifique mondial sur le phénomène a été publié en 2021 par le biais du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, mais les scientifiques affirment que les preuves montrent que le réchauffement climatique et ses impacts se sont depuis propagés plus rapidement que prévu.
Voici quelques-unes des dernières recherches sur le climat :

POINT CRITIQUE

Le monde a peut-être déjà atteint 1,5 degré Celsius (2,7 F) de réchauffement au-dessus de la température moyenne préindustrielle – un seuil critique au-delà duquel il risque un changement climatique irréversible et extrême, affirment les scientifiques.
Un groupe de chercheurs a fait cette suggestion dans une étude publiée en novembre, basée sur une analyse de 2 000 ans de gaz atmosphériques piégés dans les carottes de glace de l'Antarctique.
Les scientifiques mesurent généralement les températures actuelles par rapport à une température moyenne de référence pour la période 1850-1900. Selon cette mesure, le monde se réchauffe désormais à près de 1,3 °C (2,4 °F).
Mais les nouvelles données suggèrent une référence préindustrielle plus longue, basée sur des données de température couvrant la période 13 à 1700, qui situent le réchauffement à 1,49 °C en 2023, selon l'étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

CHANGEMENTS DE L'OCÉAN

Le réchauffement de l'Atlantique pourrait accélérer l'effondrement d'un système de courant clé, qui, selon les scientifiques, pourrait déjà être en train de vaciller.
La circulation méridionale de retournement de l’Atlantique (AMOC), qui transporte l’eau chaude des tropiques vers l’Atlantique Nord, a contribué à maintenir les hivers européens plus doux pendant des siècles.
Des recherches menées en 2018 ont montré que l'AMOC s'est affaibli d'environ 15 % depuis 1950, tandis qu'une recherche publiée en février 2024 dans la revue Science Advances suggérait, ouvrant un nouvel onglet, qu'elle pourrait être plus proche d'un ralentissement critique qu'on ne le pensait auparavant.
De plus, alors qu...
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