La politique étrangère la plus imprudente de Trump

Mark Lawrence Schrad - Slate US - 06/01
La réélection de Trump m’a obligé à abandonner mon programme de droit international, comme je l’ai fait chaque semestre sous la première administration Trump.

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Le 20 janvier 2025 marquera la deuxième investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Par coïncidence, cela marquera également ma 20e année d’enseignement du droit international. Étant donné que nombre de mes étudiants en politique internationale – aujourd’hui juniors et seniors – étaient encore au collège lors de la première investiture de Trump, ils ne savent en grande partie pas à quoi s’attendre d’une seconde administration Trump. Si l’histoire peut servir de guide, la cible principale de sa colère en matière de politique étrangère ne sera pas la Chine, la Russie, le Mexique ou l’Iran, mais plutôt le système de droit international lui-même.

La réélection de Trump m’a obligé à détruire mon programme de droit international, comme je l’ai fait chaque semestre sous la première administration Trump, lorsque pratiquement tous les sous-domaines et sujets ont été directement attaqués. Son parcours démontre que, plutôt que d’utiliser le droit international comme un outil pour promouvoir les intérêts américains, l’administration Trump renverse activement le système même de lois et d’institutions internationales que les États-Unis avaient en grande partie créé depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est alarmant de constater qu’il ne s’agit pas simplement d’un changement de cap sur des politiques particulières – changement climatique, commerce international, sécurité ou droits de l’homme – mais plutôt d’un coup de massue contre les institutions internationales respectives afin qu’elles ne puissent fonctionner comme prévu pour qui que ce soit.

Le droit international de l’environnement en est l’exemple le plus évident. L’une des priorités d’une deuxième administration Trump (tout comme la première) est de retirer les États-Unis des accords de Paris sur le climat de 2015. Plutôt que de contraindre les réductions d’émissions comme son prédécesseur le Protocole de Kyoto, Paris constitue un cadre flexible de réductions volontaires des gaz à effet de serre pour éviter une catastrophe climatique.

Trump est maintenant prêt à lancer une « boule de démolition » contre un Accord de Paris qui est déjà fatalement vulnérable à un retrait américain. Mais quitter (encore) Paris ne suffit pas : une deuxième administration Trump envisage le processus controversé d’abandon de l’ensemble de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992, qui fournit les bases juridiques pour la négociation des futurs accords internationaux sur le climat. Cela empêcherait toute administration ultérieure de rejoindre le reste du monde, puisque la ratification de la CCCC nécessiterait une majorité des deux tiers au sein d’un Sénat américain profondément divisé, qui a été incapable de ratifier même les accords internationaux les plus superficiels.

Cette tendance se poursuit dans le monde du droit commercial international, qui réduit les pertes sèches dues aux barrières tarifaires et non tarifaires pour faciliter le commerce international. Déclarant que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », Trump a imposé en 2018 des tarifs douaniers mal conçus à la Chine. Cela n’a choqué personne et s’est retourné contre lui : ralentissement de la croissance, gel des investissements, faillite des agriculteurs et augmentation des prix, ce qui équivaut à...
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