Mise à jour sur l'Iran, 3 janvier 2025

ISW - 04/01
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a tenté de justifier les sacrifices de l’Iran en Syrie et a souligné la résilience face aux revers lors d’un discours prononcé le 1er janvier commémorant la mort de l’ancien commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique Qassem Soleimani.

Mise à jour sur l'Iran, 3 janvier 2025

Alexandra Braverman, Ben Rezaei, Carolyn Moorman, Kelly Campa, Johanna Moore, Avery Borens, Victoria Penza et Brian Carter

Date limite d’information : 14 h HE

Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et l’Institute for the Study of War (ISW) publient Iran Update, qui donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains.

Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes, et ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW de l’offensive de l’opposition en cours en Syrie. Ces cartes sont mises à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.

Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a tenté de justifier les sacrifices de l’Iran en Syrie et a souligné la résilience face aux revers lors d’un discours prononcé le 1er janvier commémorant la mort de l’ancien commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique Qassem Soleimani. Khamenei a salué le leadership de Soleimani et a défendu les intérêts régionaux de l’Iran.[1] Khamenei a affirmé que les sacrifices des « défenseurs du sanctuaire » en Syrie étaient significatifs et essentiels, rejetant les affirmations selon lesquelles leurs efforts étaient vains. L’Iran qualifie l’ensemble du personnel iranien et allié qui a combattu en Syrie de « défenseurs des sanctuaires ». Ce discours a adopté un ton particulièrement défensif en tentant de justifier les efforts de l’Iran plutôt que de s’en prendre aux États-Unis pour la frappe qui a tué Soleimani. Khamenei a déjà déclaré que l’Iran chercherait à se venger du meurtre de Soleimani en attaquant les États-Unis et leurs partenaires.[2]

Le discours a également omis les références à l’actuel commandant de la force Al-Qods du CGRI, le général de brigade Esmail Ghaani, que certains en Iran tiennent pour responsable de l’effondrement rapide du projet iranien en Syrie et de la défaite du Hezbollah et du Hamas. C’est la deuxième fois que Khamenei discute publiquement de Soleimani tout en évitant toute mention de Ghaani.[3] Un responsable iranien non précisé a affirmé début décembre que de nombreux responsables iraniens accusaient Ghaani d’être responsable de la chute d’Assad et appelaient à sa destitution de son poste de commandant de la Force Al-Qods du CGRI.[4]

Khamenei a cependant continué à avancer une ligne dure sur la Syrie, soulignant que la jeunesse syrienne résistera à « l’occupation étrangère » en Syrie, comparant la « jeunesse syrienne » aux milices irakiennes mobilisées par Soleimani au milieu des années 2000 contre les États-Unis. Ces milices, qui continuent d’opérer en Irak et contrôlent aujourd’hui de nombreuses institutions gouvernementales, ont formé des escadrons de la mort pour tuer les sunnites et ont contribué à la guerre civile ethno-sectaire en Irak lancée par al-Qaïda en Irak au milieu des années 2000.[5] Khamenei a souligné que la jeunesse syrienne expulsera les « occupants étrangers », qui incluent vraisemblablement les États-Unis, la Turquie et éventuellement HTS.[6] Khamenei avait déjà souligné le rôle de la jeunesse syrienne dans un discours du 11 décembre 2024, comparant à nouveau leurs efforts à ceux des milices irakiennes.[7]

Les forces de sécurité de l'aéroport libanais ont fouillé un vol iranien de Mahan Air à Beyrouth, soupçonné de transporter des fonds vers le Hezbollah, ce qui est conforme aux obligations du Liban en vertu de l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël. L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban exige que le gouvernement libanais « surveille et fasse respecter » l'entrée d'armes et de matériel connexe pour empêcher le réarmement du Hezbollah.[8] Les médias libanais ont rapporté que l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth avait renforcé les mesures de sécurité suite à des fuites dans les médias le 2 janvier selon lesquelles l’Iran prévoyait de transférer « des millions de dollars » au Hezbollah via un vol de Mahan Air.[9] Mahan Air a fréquemment transporté des fonds, des armes et des agents de la Force Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour soutenir les activités iraniennes par procuration à l’étranger et pour soutenir directement le Hezbollah.[10] Les forces de sécurité de l'aéroport ont fouillé un vol iranien de Mahan Air qui a atterri à l'aéroport international Rafic Hariri le 2 janvier.[11] Une délégation iranienne a refusé de permettre aux forces de sécurité libanaises d'inspecter une valise diplomatique contenant des fonds destinés aux opérations de l'ambassade.[12] Les médias iraniens ont affirmé que les forces de sécurité n’avaient pas trouvé de transferts d’argent suspects destinés au Hezbollah lors de leurs perquisitions.[13] Les médias libanais ont publié sur X (Twitter) le 2 janvier...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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