« Il faut être heureux », un graffiti qui résonne sur les murs de La Havane

Infobae - 03/01
Sur une île pleine de slogans politiques, un jeune sociologue anonyme invite à l'introspection avec des graffitis qui connectent son public. Il se fait appeler « M. Triste »(Triste Seigneur)
« Il faut être heureux » : les graffitis incitent les Cubains à réfléchir sur eux-mêmes

Il y a plus d’un an, un graffiti simple et puissant commençait à apparaître sur les murs usés de La Havane : « Il faut être heureux ». Ce message apparemment innocent est devenu un écho de réflexion pour beaucoup et une source d'inspiration pour les jeunes créateurs cubains.

M. Sad, sociologue de 27 ans et auteur de cette phrase, joue depuis l'anonymat avec les limites de la rébellion dans un pays où la censure a contraint de nombreux artistes de rue à émigrer ou à abandonner leurs peintures murales.

Pour lui, ce graffiti est une invitation à l'introspection. "Mon intention est seulement de générer un miroir pour que les gens aient ensuite l'occasion de prendre un moment pour voir ce qu'ils ont à l'intérieur", explique à l'AFP ce jeune homme, qui affirme s'inspirer de la tradition de propagande visuelle qu'a Cuba. cultivé pendant plus de six décennies.

Il estime que les messages institutionnels ont perdu tout lien avec l'identité actuelle des Cubains, dans un contexte où l'espace public est enc...
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