L’ère du maintien de la paix multilatéral touche à sa triste fin

Infobae - 03/01
L’ordre de remplacement de l’Afrique risque d’être pire
Les soldats de la paix de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) du Burundi se tiennent en formation lors d'une cérémonie alors qu'ils se préparent à quitter l'académie militaire de Jaale Siad après avoir été remplacés par du personnel militaire somalien à Mogadiscio, en Somalie. 28 février 2019 (Reuters/Feisal Omar/Fichier)

La nouvelle année était censée annoncer une nouvelle ère brillante de coopération multilatérale. Une force de maintien de la paix réduite, convoquée par l'Union africaine (UA), mais principalement financée par l'ONU, devait commencer à combattre les jihadistes en Somalie le 1er janvier, en remplacement d'une mission financée à contrecœur par l'Union européenne. L’accord visait à ouvrir la voie à des opérations similaires ailleurs, et les troupes africaines combattant les insurrections locales se voyaient ensuite garantir un financement international fiable. Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé la nouvelle mission somalienne le 27 décembre, mais il est peu probable qu'elle atteigne ses nobles objectifs. Fin 2024, les diplomates devaient encore déterminer qui paierait pour cela ou quels pays fourniraient des troupes de maintien de la paix.

L’histoire met en lumière les défis plus vastes auxquels sont confrontés les opérations de maintien de la paix multilatérales en Afrique. Alors que la concurrence géopolitique s’intensifie, l’ONU et l’UA ont de plus en plus de mal à organiser, et encore moins à financer, des missions de maintien de la paix r...
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