« Breaking Bad » : un final aussi sanglant que grandiose

Philippe Guedj - LePoint - 02/01
FIN DE SÉRIES 9/10. En 2013, l’un des plus fascinants antihéros de la télé tirait sa révérence dans une confrontation finale explosive avec un gang de suprémacistes. Grandiose.

« Breaking Bad ». En anglais, selon un argot du sud des États-Unis, cela signifie « très mal tourner ». Et, pour sûr, il est bien mal pris, ce virage existentiel du professeur de chimie Walter White (Bryan Cranston), lorsqu'au lendemain de ses 50 ans, il apprend qu'un cancer terminal de stade 3 ronge ses malheureux poumons. Il n'en faut pas plus à ce père de famille plutôt soumis et soporifique, enseignant dans un lycée d'Albuquerque (Nouveau-Mexique), pour vriller à vitesse grand V et décider, sur un coup de tête, de s'improviser fabricant puis dealer d'une méthamphétamine particulièrement puissante. Officiellement pour mettre à l'abri du besoin son épouse Skyler et leur fils handicapé Flynn. Mais le fond de l'affaire…, c'est qu'il aime sa nouvelle vie de gangster.

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