ENTRETIEN. Philippe Collin et Olivier Norek « On n’est jamais un héros tout le temps »

Ouest France - 01/01
Qu’ont en commun l’ancien barman juif du Ritz Frank Meier et Simo Häyhä, un militaire finlandais considéré comme le meilleur tireur d’élite de tous les temps ? Ils ont vécu la Seconde Guerre mondiale, y ont participé, chacun à sa façon, et sont les héros de deux romans populaires d’excellente tenue, « Le Barman du Ritz » et « Les Guerriers de l’hiver ». Deux best-sellers.

Réunis à l’occasion du bilan du magazine Lire sur les meilleurs livres de l’année, Olivier Norek et Philippe Collin ont échangé sur leurs démarches respectives, entre le roman et la grande Histoire.

À lire vos deux romans, j’y vois un même élan, celui de s’essayer à un nouveau type de récit, et deux trajectoires qui se croisent. Pour vous, Olivier Norek, romancier, habitué du polar, une volonté de se frotter à la grande Histoire ; pour vous, Philippe Collin, journaliste et historien, une envie de « jouer » à l’écrivain.

Philippe Collin. Quand vous avez passé votre vie à être cloisonné par un process scientifique – que j’adore par ailleurs, mais qui est très réglementé –, et que tout à coup vous avez le droit de braver certains interdits, c’est angoissant et en même temps extrêmement excitant. En histoire, on n’a pas le droit à la psychologie. C’est une règle absolue. Là, je pouvais me mettre dans la tête d’un perso...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...