Promesses non tenues et défis économiques marquent la fin de l'année de Lula au Brésil

Infobae - 30/12
Le président brésilien termine sa deuxième année de mandat avec des succès en matière de politique sociale mais des revers sur les questions environnementales, de sécurité et de santé publique. L’inflation et l’affaiblissement du réal apparaissent comme les grands défis de 2025
Luiz Inácio Lula da Silva (Ton Molina/Bloomberg)

Cette année 2024 touche à sa fin et les deux premières des quatre années du troisième mandat de Luiz Inácio Lula da Silva à la présidence du Brésil se terminent également. Comme toujours, la fin de chaque année est le moment de faire le point et de faire de nouvelles promesses pour l'année à venir, et cela vaut également pour Lula. Selon une enquête PoderData réalisée mi-décembre, 48% des Brésiliens rejettent son gouvernement, le taux le plus élevé depuis le début de son mandat, alors qu'ils ne sont que 45% à l'approuver. Lula a réussi à tenir certaines de ses promesses de la campagne électorale de 2022, comme la politique d’augmentation du salaire minimum au-dessus de l’inflation, l’extension de la subvention Bolsa Familia aux plus pauvres et une nouvelle réforme fiscale. Mais cela n’a évidemment pas suffi à éliminer la déception du public et la controverse sur d’autres questions qui figuraient également en bonne place sur son agenda politique au début de son mandat.

Parmi ses promesses électorales, Lula n'a jusqu'à présent pas réussi à mettre en œuvre une nouvelle loi du travail, ni à mettre fin au soi-disant orçamento secret, créé dans le gouvernement de Jair Bolsonaro, c'est-à-dire les fonds remis par l'exécutif au Congrès, mais non soumis à responsabilité et, par conséquent, principalement utilisé pour obtenir l’approbation des parlementaires sur des questions qui intéressent le gouvernement. Jusqu’à présent, Lula n’a pas réussi à atteindre l’objectif zéro déforestation tant promis.

En effet, selon les données de MapBiomas et de son Fire Monitor, la superficie dévastée par les incendies au Brésil de janvier à novembre 2024 était de 29,7 millions d'hectares, dont la moitié en Amazonie, ce qui représente une augmentation de 93 % par rapport à la même période en 2023. Une superficie comparable à celle de tout l’État méridional du Rio Grande do Sul a été perdue. Reste à savoir dans quelle mesure ces chiffres pèseront également sur l’image du Brésil à l’avenir. COP30, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Belém, dans l'État amazonien du Pará, du 10 au 21 novembre 2025.

Le solde des principales entreprises publiques brésiliennes, dont...
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