Le chemin difficile des blessés d'Andahuaylas vers la guérison

Sociedad LR - La República - 29/12
Témoignages. Víctor Cuaresma et Faustina Pérez font partie des centaines de personnes qui ont été touchées par des bombes lacrymogènes lors des manifestations contre le régime de Dina Boluarte qui ont eu lieu à Apurímac en décembre 2023. Tous deux étaient le soutien économique de leurs familles et aujourd'hui, ils peuvent à peine se mobiliser. Son avocat demande en réparation des soins médicaux couvrant tous ses besoins et que les responsables de ses graves blessures soient punis.  

Par : Flor Ruiz

"Priez pour ma santé et celle des survivants handicapés."

"En récoltant des fonds pour me faire opérer, j'ai peur de rester sans parler."

"Justice".

Ce sont quelques-uns des vœux pour la nouvelle année d'un groupe de blessés lors des manifestations contre le régime de Dina Boluarte à Andahuaylas. Entre décembre 2022 et février 2023, la répression a fait en moyenne nationale 1 400 blessés. À Andahuaylas, au départ, on a estimé qu'il y avait 300 blessés, mais beaucoup ont renoncé à poursuivre leurs démarches par peur de la police. Depuis octobre dernier, le suivi de près d'une cinquantaine de blessés graves, handicapés, dont la santé mentale et émotionnelle s'est dégradée et ne pouvant pas travailler a été formalisé.

Manifestation. Les marches de décembre 2022 ont été réprimées par les agents de la PNP.

Dans le quartier de José María Arguedas, commune de Huancabamba, à 30 minutes de la ville d'Andahuaylas, les murs en pisé et le toit en plastique et en tôle ondulée ne chauffent pas la maison de Víctor Cuaresma (62). Son cœur non plus, qu'il décrit comme froid et triste puisqu'il a une plaque de platine dans la m...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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