L’un des inconvénients de vivre dans un pays où les médias sont extraordinairement unilatéraux est qu’il devient de plus en plus difficile de ne pas être affecté par la lentille de dissidence du gouvernement travailliste à chaque instant à travers laquelle il voit le monde. Il en va de même pour l’économie. L’histoire selon laquelle un chancelier débordé de pouvoir a commis une série d’erreurs, risquant ainsi une certaine stagflation économique, est racontée avec un enthousiasme implacable.
La révision statistique avant Noël, qui a montré qu'il n'y avait pas eu de croissance économique entre juillet et septembre, serait la preuve d'une stase économique engendrée par Rachel Reeves, tandis que l'inflation des salaires du secteur privé, qui s'accélère soudainement à 5,4%, est évidemment un signe avant-coureur d'une inflation à venir. La Banque d'Angleterre a suspendu toute nouvelle réduction des taux d'intérêt malgré la baisse de confiance des entreprises et des consommateurs. L’investissement reste obstinément faible. Le gouvernement travailliste est clairement la seule cause de cette tournure inquiétante des événements, selon le discours consensuel. Le chancelier, exagérant le caractère néfaste de l’héritage économique des conservateu...
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