« Attendez, je vais faire un peu de place », sourit Stéphane Bern. Il faut dire que la grande table en bois de sa cuisine déborde de journaux et magazines. « J’essaie de tout lire et j’achète tout au numéro et en papier pour maintenir le marchand de presse du village », confie le journaliste et animateur, qui, sur France 2 la nuit du 31 décembre, fera basculer quelques millions de Français en 2025.
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Devant lui, un buffet dévoile les dizaines de mugs royaux que le spécialiste des têtes couronnées collectionne. C’est là qu’il reçoit Ouest-France, à Thiron-Gardais (Eure-et-Loir), commune de moins de 1 000 habitants, dans le Perche. Le journaliste vit (et travaille) depuis trois ans dans le collège royal et militaire qu’il a acquis en 2013, s’endettant « pour encore vingt-cinq ans », afin de le rénover et de proposer des visites au grand public – « une sorte de Secrets d’histoire à domicile ».
Car le patrimoine reste son combat numéro 1. Le Loto qu’il parraine dépassera les 1 000 sites et monuments sauvés en 2025. Il dévoile qu’il sera aussi le parrain de la flèche de la basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), disparue depuis 1847 et qui sera remontée à partir de mars.
Le réveillon sur France Télévisions, la réouverture de Notre-Dame de Paris, ses liens avec Emmanuel et Brigitte Macron, sa vie à la campagne, les difficultés à trouver des fonds pour sauver monuments et églises, ses relations avec les monarques, son utilisation des réseaux sociaux… Les sujets d’actualité sont nombreux. Stéphane Bern répond à tout, calmement et joyeusement, mais sans langue de bois. Quitte à rétablir quelques vérités et à adresser quelques cartons rouges. « Je dis tout ce que je pense », résume-t-il !