Contrat engagement jeune : Macron, la théorie, la pratique et la présidentielle 2022

Atlantico.fr - Atlantico - 10/11
Le Contrat d’engagement jeune (CEJ) annoncé par Emmanuel Macron cet été vient de rejoindre les rives dispendieuses de notre modèle social. Dès le 1er mars 2022, toute personne de moins de 25 ans sans emploi ni formation depuis plusieurs mois, soit environ 400 000 jeunes, percevra une allocation mensuelle de 500 € ainsi qu’un accompagnement personnalisé de mise en emploi de 15 à 20 heures par semaine pendant une période de 6 à 12 mois

Coût de la mesure : 2,6 milliards d’euros en rythme annuel mais « seulement » 550 millions d’euros de rallonge dans le Projet de loi de finances pour 2022 car malgré l’effet d’annonce recherché par Emmanuel Macron pour donner l’impression que son gouvernement travaille jusqu’au dernier moment, cette mesure se substitue d’une part à la Garantie jeunes tout en l’élargissant en durée, montant et nombre de bénéficiaires et s’intègre d’autre part dans l’opération « 1 jeune 1 solution » mise en place par le ministère du Travail à l’été 2020.

Non pas qu’il faille en déduire que cela ne coûte pas grand-chose, bien au contraire. Chaque gouvernement qui s’installe à la tête de notre État y va de son petit dispositif miracle de retour ou d’accès à l’emploi et apporte un alourdissement certain à l’enveloppe rebondie de nos dépenses sociales, surtout quand il sent venir à vive allure la campagne pour la prochaine élection présidentielle.

Rappelons-nous par exemple qu’en 2016, Manuel Valls avait annoncé une extension de la Garantie jeunes afin de calmer la contestation étudiante « Nuit debout » face à la loi Travail El Khomri alors que se profilait déjà la campagne pour l’élection présidentielle de 2017. Dans ce contexte, le CEJ que M. Macron nous présente comme si...
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