L'île indonésienne de Simeulue, voisine de l'épicentre du tsunami dévastateur en 2004, a miraculeusement échappé au pire grâce à un savoir ancestral transmis sous forme de poèmes et de chansons : le « smong ». Comment cette tradition a-t-elle sauvé des vies et peut-elle survivre à l’épreuve du temps ?
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Un poème ou des chansons peuvent parfois sauver des vies. Une île indonésienne en est la preuve. Celle de Simeulue. Malgré leur immédiate proximité avec l'épicentre du tsunami de 2004, qui fit plus de 200 000 morts en Asie du Sud-Est, les 60 000 habitants de Simeulue ont presque tous survécu. Car ils avaient appris dès l'enfance quoi faire en cas de tsunami à travers des poèmes et chansons créé et transmis après un précédent tsunami en 1907. (Cet article est la traduction d'un article de The Conversation Indonésie, qui propose une série d'articles en anglais et en indonésien dédiés à la mémoire du tsunami dans la région d'Aceh.)
C'est un chiffre qui défie toute logique. Alors que le tsunami dévastateur de l'océan indien a tué des centaines de milliers de personnes dans toute l’Asie du Sud Est en 2004, seules cinq personnes sont mortes à Simeulue, une petite île indonésienne au large de Sumatra et à proximité de l'épicentre. Certaines sources en mentionnent seulement trois.
Derrière cette réalité incroyable se trouve en fait des savoirs locaux ancestraux qui ont appris aux habitants de cette île à lire ...
[Courte citation de 8% de l'article original]