Côte d’Ivoire : à qui profite vraiment le boom de l’or ?

LePoint - 25/12
REPORTAGE 2/2. Entre le Bélier et le Goh-Djiboua, la quête de l’or transforme des villages entiers, entre traditions et nouveaux enjeux économiques.

Quelque part entre les régions du Bélier et de Goh-Djiboua, au terme d'une piste poussiéreuse, l'activité économique bat son plein. Depuis une dizaine d'années, les villages d'autrefois se sont mués en de véritables petites villes, poussées par la fièvre de l'or. L'histoire est en fait celle d'une redécouverte, car l'orpaillage a toujours existé en tant qu'activité traditionnelle pratiquée par certains peuples d'Afrique de l'Ouest. « Les Burkinabè installés ici depuis longtemps ont toujours exploité un peu en cachette. Mais la crise politique de 2010 a déconcentré l'orpaillage, qui était plutôt situé au nord de la Côte d'Ivoire », explique Christian*, un habitué des mines informelles. Durant des siècles, les savoirs liés à l'extraction de l'or ont notamment été perpétués par les Mossi, un peuple du nord aujourd'hui omniprésent sur les sites clandestins.

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