Les références de Planète B : Les Fils de l'homme, Le Prisonnier, Far Cry, Black Mirror...

Première - 25/12
Les Fils de l'homme, Le Prisonnier, Far Cry, Black Mirror...

Rencontre avec Aude-Léa Rapin, la réalisatrice d'un film de SF au féminin captivant.

Adèle Exarchopoulos (L'Amour ouf) se réveille dans une prison virtuelle avec ses "complices éco-terroristes". Comment pourront-ils s'échapper ? Aude-Léa Rapin signe un film d'émancipation ambitieux avec Planète B, porté également par Souheila Yacoub (Climax, Dune...). Une oeuvre choc qui dépeint un univers pas très éloigné de notre société actuelle, mais tout de même assez futuriste pour amener les spectateurs à réfléchir au monde moderne sans pour autant leur tendre directement un miroir relatant des faits réels.

Rencontrée au festival de Sarlat le mois dernier, la scénariste et réalisatrice nous a confirmé qu'une bonne partie de Planète B était née des véritables crises rencontrées dans nos sociétés, mais qu'elle tenait à mêler cela à de la SF, un genre dont elle est particulièrement friande depuis son adolescence, qu'elle soit littéraire ou cinématographique. Elle évoque aussi d'autres formes artistiques qui ont pu l'inspirer pour ce film, des jeux vidéo aux expos d'art moderne, et nous détaille sa rencontre "très particulière" avec un lieu d'exception : un hôtel de la côte d'Azur qui deviendra le décor des scènes clés de son film.

Nous partageons ses multiples références ci-dessous, de la moins spoiler à la plus spécifique.

Rabia et Planète B triomphent au festival de Sarlat [palmarès]

Réalisme et identification

Le point de départ de Planète B est né de considérations très réelles, explique d'emblée sa créatrice, avant même d'évoquer ses influences de fiction.

"Utiliser le terrorisme pour éteindre toute contestation politique dans une société, c'est ultra malin politiquement et extrêmement dangereux. Et ça, ça été le point de départ pour moi. Réfléchir à un film qui allait poser cette question, tout en la mélangeant à d'autres, comme le réchauffement climatique, par exemple. Je voulais un monde pas si futuriste, plus proche et plus crédible par rapport à ce qu'on vit aujourd'hui. Toute cette jeunesse qui se mobilise pour son avenir face à l'état du monde, à la pollution.

On a commencé à voir apparaître ce terme d'"éco-terrorisme" être repris dans nos démocraties comme s'il était une évidence absolue. C'est quelque chose que je trouve extrêmement inquiétant. Le glissement de ce que ça suppose de la démocratie, de l'état de droit... Cette pensée se propage. Donc avant de parler des références, je me dois de partir de la réalité. Parce que j'ai d'abord pensé le fond avant la forme. Mais sans la négliger pour autant.

La fonction même de la science fiction, c'est de faire un pas de côté, de nous faire nous déplacer par rapport à une réalité frontale tout à fait contemporaine et pour mieux regarder cette r...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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