- L'Egypte suspend les renouvellements de résidence en Syrie en attendant les contrôles de sécurité
- Une nouvelle loi donne à l'Égypte l'autorité sur le statut de réfugié
- Des groupes de défense des droits critiquent la loi car elle porte atteinte aux droits des réfugiés
LE CAIRE, 24 décembre (Reuters) - Les réfugiés syriens et les résidents en Égypte sont confrontés à un avenir incertain car de nouvelles réglementations pourraient compromettre leur droit de rester dans le pays après l'éviction de Bachar al-Assad au début du mois.
Les pays européens ont rapidement suspendu les demandes d'asile syriennes après l'arrivée du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham à Damas le 8 décembre, forçant Assad à fuir après 13 ans de guerre civile.
D’autres pays réagissent également à l’évolution du paysage politique.
L'Égypte a ratifié la semaine dernière une nouvelle loi donnant au gouvernement le pouvoir de déterminer le statut de réfugié. Aucune décision n'a été prise quant à savoir si les Syriens en Égypte seraient admissibles au statut de réfugiés en vertu de la nouvelle loi, ont déclaré à Reuters des sources de sécurité.
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, estime que six millions de Syriens vivent comme réfugiés dans le monde, principalement dans les pays voisins. Il s'attend à ce qu'un million de personnes rentrent dans les six prochains mois, mais certains réfugiés syriens craignent d'être contraints de rentrer chez eux.
L'Égypte suspend également le renouvellement des permis de séjour existants, détenus par de nombreux Syriens à des fins de tourisme, d'éducation ou d'affaires, dans l'attente d'un contrôle de sécurité, ont déclaré à Reuters des sources de sécurité.
Les résidents syriens qui ont parlé à Reuters ignoraient pour la plupart les nouvelles règles, et beaucoup hésitaient également à rentrer chez eux.
"La situation là-bas n'est pas stable et nous ne savons toujours...
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