Vous avez peut-être entendu parler du Grinch, l'ignoble Yin du bienveillant Yang du Père Noël, mais il existe en Europe d'étranges traditions de Noël qui ont peut-être échappé à votre curiosité.
Voici cinq de nos préférées. Et par "préférées", nous entendons cauchemardesques, donc désolé d'avance.
Nous y inclurons toutefois une grosse bêtise en prime - pour la bonne humeur et tout le reste.
Le Père Fouettard - littéralement "Père Fouettard" - est un personnage barbu et masqué qui joue le rôle d'horrible exécuteur de Saint-Nicolas.
Tous les 6 décembre, il inflige des punitions aux enfants méchants, généralement sous la forme de morceaux de charbon et de coups. De plus, il aime le bruit : sa présence est généralement accompagnée de claquements de fouets, de sabots qui raclent le sol et de bruits de chaînes.
La tradition remonte à 1252, lorsqu'un aubergiste a capturé trois garçons riches qui allaient s'inscrire dans un pensionnat religieux. Souhaitant les dépouiller, lui et sa femme les ont drogués, assassinés et découpés en morceaux qu'ils ont laissé mijoter dans un tonneau.
Découvrant cela, Saint-Nicolas a ressuscité les enfants et les a réassemblés.
Saint patron des enfants et grand magicien du fil et de l'aiguille...
Saint-Nicolas maudit alors l'aubergiste et le condamne à une éternité de pénitence pour les meurtres, transformant son corps en une ombre condamnée à servir à ses côtés. C'est ainsi que naquit le Père Fouettard.
L'histoire a ses variantes et ses lacunes, car punir un tueur d'enfants en le forçant à torturer des enfants récalcitrants pour l'éternité semble un peu absurde et ne ressemble pas vraiment à une malédiction... N'aurait-il pas été plus simple d'empêcher l'empoisonnement et le démembrement dès le départ ?
Depuis lors, le conte est apparu dans la culture populaire dans des films, des livres, et surtout dans la chanson de Jacques Dutronc "La Fille du père Noël", qui décrit le fils du Père Fouettard ayant le béguin pour la fille du Père Noël.