Mise à jour sur l'Iran, 22 décembre 2024
Johanna Moore, Ria Reddy, Annika Ganzeveld, Kelly Campa et Nicholas Carl
Date limite d’information : 14 h HE
Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et l’Institute for the Study of War (ISW) publient Iran Update, qui donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains.
Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes, et ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW de l’offensive de l’opposition en cours en Syrie. Ces cartes sont mises à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.
Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.
Un haut responsable de l'aile politique des Forces démocratiques syriennes (FDS) a exprimé sa volonté de négocier avec le gouvernement intérimaire dirigé par Hayat Tahrir al Sham (HTS) afin de déterminer le rôle futur des FDS.[1] Le responsable, Riad Darar, a déclaré que les FDS négocieraient pour assurer leur participation à une nouvelle structure politique syrienne et unifier le pays. Darar a précisé que les FDS ne négocieraient que s'il y avait un cessez-le-feu avec l'Armée nationale syrienne (SNA) soutenue par la Turquie et l'établissement d'une zone démilitarisée autour de Kobani. Ces commentaires surviennent alors que la Turquie, le SNA et le HTS ont contraint les FDS à désarmer et à s'intégrer dans un nouveau secteur de sécurité syrien sous le contrôle du HTS, le privant ainsi de son autonomie.[2]
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré séparément le 21 décembre que la Turquie ne discuterait de l'établissement d'une zone démilitarisée autour de Kobani qu'une fois que les FDS seraient parvenues à un accord avec le gouvernement intérimaire dirigé par le HTS.[3] Cette exigence est incompatible avec l’exigence de cessez-le-feu des FDS et l’établissement d’une zone démilitarisée précède les négociations avec HTS.
La Turquie et le HTS continuent de coordonner leurs efforts pour contraindre les FDS à désarmer et à s’intégrer dans l’appareil de défense dirigé par le HTS. Fidan a rencontré le leader du HTS, Ahmed al Shara, à Damas le 22 décembre pour discuter du soutien de la Turquie au gouvernement intérimaire et de son contrôle sur l'ensemble du territoire syrien.[4] Fidan avait précédemment déclaré le 21 décembre qu’Ankara préférait que HTS réponde aux préoccupations des FDS, mais a réitéré que la Turquie ferait « tout ce qu’il faut » pour assurer la sécurité nationale turque.[5] Cette remarque fait référence à l’objectif stratégique déclaré de la Turquie d’« éliminer » les FDS. Le ministre turc de la Défense, Yasar Guler, a également exprimé son soutien aux efforts du HTS et du SNA pour « libérer » le territoire des FDS lors d’une visite avec les forces turques à la frontière syro-turque.[6] Les forces turques sont stationnées à la frontière près de Kobani, en Syrie, d'une manière qui ressemble aux préparatifs précédant les précédentes incursions turques dans le nord de la Syrie.[7]
Le gouvernement intérimaire dirigé par HTS continue de signaler un abandon de l’Iran et de l’Axe de la Résistance. Les médias israéliens ont rapporté que le chef du HTS, Ahmad al Shara, avait récemment décidé d'empêcher les vols civils et militaires iraniens de transiter par l'espace aérien syrien.[8] Des sources sécuritaires non précisées ont déclaré aux médias israéliens que cette décision représente « l'expression la plus profonde du changement » dans la politique syrienne depuis la chute d'Assad. Les sources ont déclaré que cette décision limiterait considérablement la liberté de mouvement de l’Iran au Moyen-Orient et rendrait difficile pour l’Iran d’aider le Hezbollah libanais à se reconstituer militairement. Le CTP-ISW a précédemment estimé que la chute d’Assad marque la fin du grand projet iranien au Levant dans un avenir proche et rendra extrêmement difficile pour l’Iran le transfert des ressources nécessaires pour aider le Hamas et le Hezbollah à se rétablir rapidement à grande échelle.[9 ]
Le gouvernement intérimaire dirigé par le HTS aurait nommé le commandant militaire du HTS, Murhaf Abu Qasra (alias Abu Hassan al Hamawi) au poste de nouveau ministre syrien de la Défense.[10] Qasra a commandé l'aile militaire HTS et a passé des années à développer son unité de drones.[11] Qasra a également commandé l'offensive HTS qui a renversé le régime de Bachar al Assad.[12] Qasra supervisera vraisemblablement la dissolution et l’intégration des factions armées syriennes dans les nouvelles forces armées syriennes da...
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