Voix de la presse arabe : La Syrie après Assad : quatre défis urgents

Jerusalem Post - 20/12
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Questions difficiles à Damas et dans la région

Al-Ahram, Égypte, 13 décembre

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Il est certain que les récents développements en Syrie, y compris ceux de ces dernières semaines et d’hier encore, ne resteront pas confinés aux frontières syriennes.

En fait, il n’est peut-être pas exagéré de prétendre que ces événements seront un catalyseur pour intensifier la lutte en cours pour la domination sur la scène mondiale.

Le conflit syrien a pris une dimension internationale depuis l’intervention russe pour soutenir le régime de Bachar al-Assad. Cette décision a ouvert la voie à une nouvelle dynamique de sécurité internationale et régionale aux dépens de l’État syrien, de sa souveraineté, de la sécurité nationale arabe et, à terme, de la stabilité régionale. Le régime Assad, utilisant cette nouvelle équation, a réussi à perdurer et à maintenir l’intégrité de l’État, mais en faisant d’importantes concessions à l’influence des acteurs internationaux et régionaux.

Le véritable danger réside dans le fait que ces acteurs opèrent principalement par l’intermédiaire de leurs mandataires – milices et groupes armés en Syrie – qui suivent scrupuleusement les directives de leurs sponsors extérieurs. Ces proxys reflètent les relations complexes entre leurs bailleurs de fonds externes, qui oscillent entre collaboration et conflit à différentes phases.

En fin de compte, leur objectif principal est de manipuler le paysage syrien pour créer des équilibres internationaux et régionaux alignés sur leurs intérêts, souvent au détriment de l’État syrien, de la sécurité régionale et du bien-être du peuple syrien. Le régime syrien s’est allié à ces acteurs, mais cela reste un accord qui ne peut durer indéfiniment.

Un rebelle SYRIEN tire lors de célébrations près de la nouvelle tour de l'horloge dans la ville centrale de Homs, le 8 décembre 2024. (crédit : MUHAMMAD HAJ KADOUR/AFP via Getty Images)

À mon avis, il s’agit là d’une caractérisation précise de la crise syrienne. La Syrie se trouve actuellement à un moment précaire et complexe, chargé d’implications exigeant une analyse méticuleuse et impartiale, dépourvue d’agendas étroits.

Dans ce contexte, deux observations critiques doivent guider notre approche de la question syrienne. La première concerne la nature du conflit en cours. Certains persistent à qualifier cela de lutte de pouvoir entre le régime et l’opposition, proposant que la chute du régime d’Assad soit le seuil d’un changement politique et de l’établissement d’un « système démocratique ».

Cette perspective ne correspond cependant plus à la réalité actuelle. Bien que cette description ait pu avoir une certaine validité au cours des premières phases de la crise syrienne, elle a maintenant évolué vers une lutte pour le contrôle de l’État syrien lui-même, orchestrée par des arrangements et des accords calculés.

Interpréter les réactions positives des Syriens ordinaires à la chute du régime et à l’apparente adoption de mandataires locaux comme des signaux d’une nouvelle ère politique est un malentendu.

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CES RÉACTIONS doivent être évaluées dans le contexte de la rhétorique éphémère employée par les groupes actuellement au pouvoir, qui cherchent à s’attirer les bonnes grâces de la population à court terme mais peuvent s’orienter vers leurs propres agendas et ceux de forces extérieures.

La deuxième observation souligne une leçon réc...
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