Le président déchu Bachar el-Assad peut-il être traduit en justice ?

Euronews - 19/12
Malgré les obstacles juridiques et politiques aux poursuites, les experts en droits de l'homme sont optimistes et pensent qu'al-Assad et les responsables du régime pourraient un jour être poursuivis et condamnés pour leurs crimes. #EuroVerify
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En Syrie, les célébrations de la chute de Bachar al-Assad ont été mêlées à un sentiment d'horreur, à mesure que des preuves macabres des atrocités commises par son régime ont été révélées.

Des cimetières de masse et les prisons tristement célèbres qui étaient au cœur du régime coercitif du dictateur déchu ont été découverts.

Ils portent les traces des souffrances brutales infligées par le régime.

Les scènes chaotiques d'anciens détenus, de leurs proches et de journalistes fouillant dans les documents des centres de détention ont suscité des appels internationaux aux nouveaux dirigeants de facto de la Syrie, pour qu'ils veillent à ce que les preuves soient préservées en vue de futures poursuites pénales.

M. Al-Assad et son père, Hafez, ont été accusés d'une multitude de crimes et d'abus au cours des 54 dernières années, notamment de torture, de viols, d'exécutions massives, de disparitions forcées et d'attaques chimiques.

Le Réseau syrien pour les droits de l'homme (SNHR) estime qu'au moins 15 000 Syriens ont été torturés à mort depuis 2011, date à laquelle a éclaté la guerre civile après le Printemps arabe.

Mais comme Bachar Al-Assad est en exil en Russie et qu'une grande partie de son entourage est soupçonnée de se trouver en Iran, plusieurs obstacles juridiques et politiques s'opposent à l'établissement d'une responsabilité pénale.

La Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, est la juridiction internationale la plus apte à poursuivre des individus pour des crimes aussi graves. Mais la CPI n'est pas compétente pour juger la Syrie, car le pays n'a pas signé le traité de Rome qui régit l...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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