Elle aura gardé le silence durant les quinze semaines du procès. Mais ce jeudi, après le prononcé du verdict, Gisèle Pelicot, 72 ans, a tenu à faire une brève déclaration. Pour remercier, d’abord, toutes celles et ceux qui lui ont adressé des messages de soutien : « J’y ai puisé la force d’y affronter de longues journées d’audience. » Et pour revendiquer sa volonté que le procès ne se tienne pas à huis clos, mais que chacun sache ce dont ces cinquante et un accusés ont été capables : de l’avoir violée, durant dix ans, alors qu’elle avait été droguée par son ex-mari.
« En ouvrant les portes de ce procès, j’ai voulu que la société se saisisse des débats qui se sont tenus ici. Je n’ai jamais regretté cette décision », a-t-elle assuré, préférant passer sous silence les nombreuses insinuations d’avocats de la défense ou d’accusés, voulant laisser penser qu’elle avait pu être consentante. Et ce, au mépris des vidéos des viols montrant son corps inerte et faisant entendre ses ronflements.
Gisèle Pelicot n’en dira pas plus, ne prononcera aucun message de haine à l’encontre de ses agresseurs. Digne jusqu’au bout. Malgré la cohue qui l’entourait et la présence massive de journalistes et...
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