EN IMAGES. De la déception, des pancartes et de l’émotion à l’issue du procès des viols de Mazan

Ouest France - 19/12
La journée du jeudi 19 décembre marque la fin des quatre mois du procès historique des viols de Mazan (Vaucluse) et à l’issue duquel les 51 prévenus ont tous été reconnus coupables. La majorité d’entre eux, dont le principal accusé, l’ex-mari de la victime Gisèle Pelicot, iront en prison. Et l’engouement est monté parmi les féministes à l’extérieur du palais de justice au départ des convois de l’administration pénitentiaire, retour en images sur une journée symbolique.

Le procès des viols de Mazan touche à sa fin. La matinée du jeudi 19 décembre 2024 était consacrée au verdict de la cour criminelle du Vaucluse qui a reconnu coupable les 51 accusés, avec des peines allant de trois ans de prison, dont deux avec sursis, à la peine maximale de 20 ans de réclusion pour Dominique Pelicot, l’accusé principal.

À l’extérieur du bâtiment, spectateurs et militantes féministes ont émaillé cette journée, riche en émotions.

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Avant le verdict : des oranges pour les prévenus, Gisèle Pelicot arrive confiante

Gisèle Pelicot est arrivée peu après 9 h, souriante, sous les bravos, pour entendre le verdict contre les 51 hommes dont son ex-mari Dominique Pelicot, accusés pour la plupart de viols aggravés contre elle.

Ces hommes et ces femmes venus encourager celle qui est aujourd’hui devenue une figure féministe, sont arrivés en nombre et de bonne heure.

Violences sexuelles : pensez-vous que l’affaire Gisèle Pelicot va marquer un tournant dans la prise de conscience ?
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Devant le tribunal en attendant l’ouverture des portes dans le cadre du procès des viols de Mazan, spectateurs et militants sont réunis en nombre pour soutenir Gisèle Pelicot. | PIERRICK BAUDAIS/OUEST-FRANCE Voir en plein écran
Devant le tribunal en attendant l’ouverture des portes dans le cadre du procès des viols de Mazan, spectateurs et militants sont réunis en nombre pour soutenir Gisèle Pelicot. | PIERRICK BAUDAIS/OUEST-FRANCE

Dès 7 h 30 ce matin, un de nos journalistes présents sur place observait une flopée de pancartes féministes : « Merci pour votre courage Gisèle Pelicot » disait l’une, « Justice pour Gisèle », était-il écrit sur une autre. Bernadette Teyssonnières, 69 ans, attend depuis 5 h 20, comme chaque matin depuis le début des audiences le 2 septembre. « Je suis impressionnée par le courage qu’a eu cette femme, qui avait subi tout ça pendant dix ans, de se montrer au grand jour », confiait-elle à l’AFP : « la honte doit reposer sur les agresseurs ».

Parmi la foule massée devant le tribunal, 180 journalistes accrédités dont 86&n...
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