Le procès des viols de Mazan illustre la brutalité de la justice à l’égard des victimes

Lucie Hennequin - Huffpost FR - 19/12
Élevée au statut d’icône, Gisèle Pelicot n’a pourtant pas été épargnée par la « maltraitance de prétoire » que connaissent les victimes de violences sexuelles lors des procès.
MIGUEL MEDINA / AFP Gisèle Pelicot a eu l’opportunité de s’exprimer une dernière fois lors du procès des viols de Mazan, où elle est la principale victime.
MIGUEL MEDINA / AFP
Gisèle Pelicot a eu l’opportunité de s’exprimer une dernière fois lors du procès des viols de Mazan, où elle est la principale victime.

JUSTICE - « Je comprends que les victimes de viol ne portent pas plainte. » Ces mots, prononcés par Gisèle Pelicot lors du 12e jour d’audience du procès des viols de Mazan, ont résonné chez de nombreuses victimes de violences sexuelles. « Depuis que je suis arrivée dans cette salle d’audience, je me sens humiliée », avait-elle lâché en direction des 51 hommes accusés et, surtout, de leurs avocats.

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Le verdict de ce procès très médiatique est attendu jeudi 19 décembre. L’accusation, qui a requis des peines de quatre à vingt ans de réclusion criminelle, a demandé à la cour d’envoyer par sa décision « un message d’espoir aux victimes de violences sexuelles ». « Vous signifierez que le viol ordinaire n’existe pas, que le viol accidentel ou involontaire n’existe pas », a déclaré Laure Chabaud, l’une des deux représentantes du ministère public.

Quel que soit le verdict, ce procès s’es...
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