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Se nourrir en haute mer : quels sont les secrets des skippers du Vendée Globe ?
Sciences Et Avenir -
17/12
Pour les navigateurs du Vendée Globe, l’épreuve commence bien avant le départ, souvent dès la fin de la course précédente, par une préparation intense.
Depuis le 10 novembre 2024, 40* marins se sont élancés pour un défi hors du commun : réaliser le tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale, ni assistance, pour une 10ᵉ édition du Vendée Globe. En 35 ans, la course au large s’est considérablement professionnalisée. Alain Gautier, participant de la première édition, vainqueur de la seconde en 1992, et aujourd’hui manager de la skippeuse Isabelle Joschke, le rappelle à Sciences et Avenir : "Lors des premiers tours du monde, nous avions trois personnes pour nous aider à organiser cette épreuve, c’était l’aventure, et personne n’était spécialisé dans notre avitaillement." Aujourd’hui, les équipes de préparation peuvent être composées d’une dizaine de personnes (préparateur mental, physique, nutritionniste…). Durant les premières éditions, l’alimentation relevait largement du système D. Laure Jacolot, médecin référente du Vendée Globe 2024, en témoigne : "Il y a 15 ans, j’ai croisé un skipper faisant ses courses alimentaires, une semaine avant de partir sur la Solitaire du Figaro. Ce serait inimaginable aujourd’hui."
Les raisons de cette évolution sont multiples. La concurrence est devenue plus rude : si cette course reste encore majoritairement franco-française, le nombre de concurrents a fortement augmenté. En 1990, lorsque Titouan Lamazou a remporté la première édition, seuls 13 skippers étaient sur la ligne de départ. En 2024, ils sont 40.
Les enjeux financiers se sont également accrus : un sponsor visant un podium engage en moyenne 3,5 millions d’euros par an sur un cycle de quatre ans.
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Ensuite, l’arrivée en 2016 des foils, ces appendices qui permettent aux bateaux de se hisser partiellement hors de l’eau, a transformé la navigation et la vie à bord. Ces dispositifs permettent d’atteindre des records de vitesse, comme celui d’Armel Le Cléac’h, vainqueur en 2017 en 74 jours. Mais ces gains de temps se paient "d’un plus grand inconfort à bord. Les arrêts brusques et les accélérations violentes compliquent des tâches simples comme s’alimenter, explique Alain Gautier. Lors de mon premier tour du monde réalisé en 132 jours, je pouvais encore me préparer des... [Courte citation de 8% de l'article original]
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