A 81 ans, Raphaël a derrière lui des centaines et des centaines d’interviews. Chaque fois qu'il sort un album, commence une tournée ou présente un documentaire sur sa vie, Linares réapparaît comme un fils prodigue pour les promotions habituelles. El Hormiguero fait partie de ces programmes que Raphaël ne manque jamais. Hier soir, avec un album pratiquement tout juste sorti du four, et deux jours après avoir clôturé sa tournée avec deux concerts au Wizink Center, Raphael est rentré chez Pablo Motos. Mais hier soir, Raphaël était un Raphaël différent, plus retenu, plus contenu, plus « je ne vais pas entrer dans une flaque d'eau de peur de ne pas pouvoir en sortir ».
C'était étrange, car Raphaël n'est pas du genre à garder. Il garde toujours ses manières, garde toujours son sang-froid, ne sort jamais de son jeu, mais prend toujours des risques quand les questions ne portent pas tant sur la promotion que sur son histoire, sa vie. Hier soir pourtant, Raphaël a fait un acte de contrition. C'était comme si chaque mot et chaque réponse étaient mesurés et contrôlés. Lors de l'interview à El Hormiguero, il n'y a pas eu de questions qui sortaient de l'ordinaire, mais le couple qui était plus « mouillé », Raphaël les a esquivé d'une manière surprenante. Comme si un petit ange passait dans sa tête en lui disant 'n'y va pas', 'ne tombe pas dans le piège'.
Raphaël : "Personne ne m'appelle grand-père ; mes petits-enfants m'appellent Raphaël, comme tout le monde"
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