- Stellantis cherche à reconstruire ses relations avec les concessionnaires et partenaires
- Rejoindre l’ACEA témoigne d’une position plus unifiée sur les objectifs carbone de l’UE
- Le leadership d'Elkann rassure les investisseurs, les actions rebondissent de plus de 18%
MILAN/DETROIT, 16 décembre (Reuters) - Sous la direction de son président John Elkann, Stellantis, propriétaire de 14 marques dont Fiat, Jeep et Ram, agit rapidement pour démanteler l'héritage de son ancien PDG et réparer ses relations avec les concessionnaires, les partenaires industriels et les gouvernements. et les travailleurs.
Carlos Tavares a brusquement démissionné le 1er décembre, près de 18 mois avant l'expiration de son contrat, alors que le fossé se creusait entre le conseil d'administration et les principaux actionnaires du quatrième constructeur automobile mondial.
Alors qu'elle cherche un nouveau PDG, Stellantis est dirigée par un comité exécutif intérimaire, présidé par Elkann.
Après avoir averti sur les bénéfices fin septembre et face à des stocks gonflés, Stellantis ne peut pas se permettre de dériver sous sa direction provisoire.
Elkann, 48 ans, est le descendant de la famille Agnelli qui a fondé le constructeur automobile italien Fiat il y a plus d'un siècle. Il préside également Ferrari (RACE.MI), ouvre un nouvel onglet et dirige l'Exor (EXOR.AS), ouvre un nouvel onglet la holding familiale Agnelli.
La nouvelle approche sera testée mardi, lorsque les représentants du constructeur automobile rencontreront le ministre italien de l'Industrie, Adolfo Urso, et les syndicats locaux pour tenter de se mettre d'accord sur un plan à long terme pour la production en Italie.
L'entreprise - le seul grand constructeur automobile du pays - pourrait s'engager à accroître sa production et à protéger les emplois en échange d'améliorations des conditions de fabrication et du soutien du gouvernement à la transition électrique de l'industrie, apaisant ainsi les tensions avec Rome.
Une source de Stellantis, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré que c'était le bon moment pour signer un accord.
REJOINDRE LE GROUPE DE LOBBY
Moins d'une semaine après le départ du PDG, Stellantis a annoncé qu'il rejoindrait le groupe de pression automobile européen ACEA. Il est parti début 2023 sur la base d'une décision de Tavares, qui a opté pour une stratégie de lobbying indépendant sans consulter le conseil d'administration, selon une deuxième source.
Le constructeur automobile envisage de s'aligner sur les propositions du groupe, a déclaré la semaine dernière Jean-Philippe Imparato, directeur Europe de Stellantis.
Tavares s'était opposé à l'appel de l'ACEA en faveur d'un allègement des objectifs intermédiaires de réduction des émissions de carbone de l'Union européenne, au titre desquels les constructeurs automobiles risquent des amendes de plusieurs milliards d'euros.
Sa position n'a pas été soutenue par les associations de...
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