SEOUL, 15 décembre (Reuters) - La destitution samedi du président sud-coréen Yoon Suk Yeol, le suspendant de ses fonctions officielles, a mis fin à 11 jours de crise politique qui a secoué son pays, déclenchée par sa décision surprise d'imposer la loi martiale.
Voici les événements clés, de la loi martiale à la destitution :
-Déc. 3 : Peu avant 22h30 (13h30 GMT), Yoon déclare à la télévision nationale qu'il impose la loi martiale pour éliminer les "forces anti-étatiques" et sortir de l'impasse politique.
Une heure plus tard, l'armée publie un décret interdisant toute activité des partis politiques et des législateurs, et les troupes et la police envahissent le parlement contrôlé par l'opposition. Le personnel utilise des barricades et des extincteurs pour repousser les soldats des opérations spéciales qui arrivent par hélicoptère et brisent les vitres en entrant dans le Parlement.
Les législateurs sautent les clôtures pour éviter les cordons de sécurité et des foules de manifestants se rassemblent.
-Déc. 4 : Défiant l'ordre de l'armée, 190 législateurs votent à l'unanimité au petit matin pour rejeter la déclaration de Yoon et les troupes commencent à partir.
Environ trois heures et demie plus tard, Yoon prononce un autre discours télévisé, annonçant qu'il lève la loi martiale. Le décret est resté en vigueur pendant environ six heures.
Les partis d'opposition soumettent une motion pour destituer Yoon.
Le secrétaire d'État adjoint américain Kurt Campbell a déclaré que Yoon avait "gravement mal jugé" sa décision de déclarer la loi martiale, qui était "profondément problématique" et "illégitime".
-Déc. 5 : Le P...
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