DAVID JONES : Dans les sex-clubs, dévoiler le cœur sordide de la France

David Jones - DailyMail - 15/12
DAVID JONES dans le sex club sordide situé à seulement 800 mètres du tribunal qui entend l'affaire censée porter un coup contre la misogynie en France.

Marchez à 800 mètres du tribunal où les verdicts du procès pour viol qui a choqué le monde seront annoncés plus tard cette semaine, et vous trouverez la rue Four de la Terre.

À une extrémité de cette ruelle étroite du centre d'Avignon se dresse un immeuble terne avec des fenêtres masquées et un judas creusé dans sa porte aux barreaux lourds.

Une petite pancarte gravée en or révèle qu'il s'agit du Club Aphrodite, le magasin de viande qui s'adresse aux perversions des échangistes de la ville. Ou, comme ils se décrivent eux-mêmes de manière plutôt grandiose, des « libertins ».

Si l’on en croit les commentateurs français, les poursuites contre Dominique Pélicot et les 50 hommes misérables qu’il a enrôlés pour abuser de sa femme droguée resteront dans les mémoires comme une aube nouvelle pour l’égalité des sexes en Gaule.

Cela a été salué comme un cas qui entraînera finalement une nation patriarcale dépassée, sans aucun doute en hurlant dans certains milieux, vers des pays où les femmes et leurs droits sont mieux respectés.

Un changement attendu depuis longtemps, pourrions-nous penser, étant donné que le président Macron a défendu l'année dernière l'acteur Gérard Depardieu – accusé de 13 chefs d'accusation d'agression sexuelle – comme le genre d'homme qui « rend la France fière ».

C’est en partie dans le but de mettre fin à ce genre d’attitude machiste que, avec un courage extraordinaire, Gisèle Pélicot a décidé que son identité et les détails déchirants de son calvaire devaient être rendus publics.

Il reste cependant à expliquer comment ce changement moral peut se produire alors que des lieux de plongée louches tels que le Club Aphrodite continuent d'être des accessoires acceptables pour la société française.

Gisèle Pélicot, qui a courageusement renoncé à son droit à l'anonymat, photographiée avec son avocat

Et, comme nous le verrons, le vieux penchant français pour le libertinage – une philosophie qui rejette tout principe de moralité sexuelle conventionnelle – va au cœur même de l’affaire Pelicot.

Lors de leur interrogatoire, au moins neuf des accusés ont affirmé de manière absurde avoir eu des relations sexuelles avec Gisèle droguée, croyant qu'elle faisait semblant de dormir alors qu'elle et son mari se livraient à leurs fantasmes libertins.

Nous y reviendrons.

Mais d’abord, soyez courageux alors qu’un journaliste infiltré du Mail on Sunday décrit la débauche dont il a été témoin derrière cette porte grillagée à Avignon.

Selon une longue tradition, le jeudi soir a lieu la « Gang Bang Night » au Club Aphrodite, une ...
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