Filth, Romance et Grace : voici les meilleurs albums de 2024

EuronewsEN - 13/12
Rejoignez-nous pour le compte à rebours d'Euronews Culture vers notre album préféré de l'année. Combien en avez-vous entendu ?
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Ce fut une année chargée en musique.

L’espresso n’était plus seulement une boisson mais un ver d’oreille avec lequel il fallait compter ; Queen Bey a revendiqué le genre country ; Taylor Swift a sorti un cycle de chansons de 31 parties lors de la tournée la plus rentable de tous les temps ; nous avons tous vécu notre meilleur été Brat ; Drake a essayé de toucher une corde sensible et c'est probablement un la mineur ; Kendrick Lamar a redéfini les initiales de sa victime en « Don't Rap Against Kendrick Ever », avant de sortir par surprise son nouvel album du tour de victoire ; Oasis a annoncé son retour, accompagné de lourdes absurdités en matière de billetterie ; Shaboozey dominait les ondes ; Chappell Roan a conquis les cœurs et les esprits ; Billie Eilish nous a frappé fort et doucement tout en restant verte ; et The Cure est revenu après 16 ans d'attente.

Dans l’ensemble, une 2024 épuisante mais exaltante. Vient maintenant l’heure de notre Best Of.

Adhérant à nos règles strictes (pas d'EP, pas d'album live, pas de réédition et pas d'OST) et après de nombreuses délibérations, l'équipe Culture d'Euronews est parvenue à un consensus classé. Vous trouverez ci-dessous les 20 albums qui ont rendu supportable tout ce que 2024 nous a réservé – ceux qui nous aideront très probablement à faire face au brouhaha et aux horreurs qui nous attendent en 2025.

Avant de commencer, nos mentions honorables vont aux albums suivants : Kneecap - 'Fine Art' ; Doechii – « Les morsures d'allégateurs ne guérissent jamais » ; Jamie xx – « Dans les vagues » ; Les Black Keys – « Joueurs de l'Ohio » ; Rachel Chinouriri – « Quelle tournure dévastatrice des événements » ; Le dernier dîner – « Prélude à l'extase » ; Los Bitchos – « Talkie-Talkie » ; Ezra Collective – « Danse, personne ne regarde » ; Kelly Moran – « Se déplace sur le terrain » ; Radiodiffusion de service public – « Le dernier vol ».

Compte tenu de la force de ces sorties, on peut dire sans se tromper que notre Top 20 est un incontournable absolu.

Maintenant, sans plus tarder, voici notre compte à rebours pour notre album préféré de l'année, en commençant par...

20) Clairo - 'Charme'

Autrefois connue pour ses hymnes mélancoliques lofi produits par Garage Band, Clairo (Claire Cottrill) est entrée dans la lumière du soleil cette année avec son troisième album luxuriant et venteux. S'éloignant de ses premiers sons, "Charm" propose un voyage nostalgique à travers l'amour, le désir et la découverte de soi, construit sur les grooves intemporels du soft rock et du folk des années 60 et 70. Produit par Leon Michels, l’album dégage une sensation riche et analogique, avec une instrumentation superposée qui complète parfaitement la voix rêveuse et intime de Cottrill. Depuis le premier morceau « Sexy to Someone », qui capture le désir universel de se sentir désiré et vu, jusqu'à l'allure douce et sensuelle de « Juna », l'écriture de Clairo révèle une nouvelle maturité. Fidèle à son titre, « Charm » rayonne d’une chaleur sincère. C'est une étreinte douillette d'un disque - une palette nettoyante pour tous ceux qui sortent d'un "été de gosses". TF

19) Adrianne Lenker – « Un avenir radieux »

Un doux soupir entre des notes de piano nues, des craquements de mouvement et un doux rire alors qu'un violon miaule. C'est une musique qui emprisonne une atmosphère, l'intimité fugace d'un instant, comme si on plongeait une main dans la mémoire d'une autre. Après son double tap « Songs » et « Instrumentals » de 2020, « Bright Future » de Lenker est une collection confessionnelle tout aussi dépouillé et axée sur l'acoustique, enregistrée avec un petit groupe de musiciens dans un studio boisé. Qu’il s’agisse du souvenir d’avoir vu sa mère pleurer pour la première fois dans « Real House » ou de l’abandon d’une relation dans « Sadness As A Gift », le sujet murmure avec une tendre honnêteté, des pensées passagères bercées par une fièvre folk. Le pouvoir de Lenker réside dans son lyrisme apparemment simple mais délicat, comme le magnifique « Evol », où le jeu de mots dénoue la douleur d'une mauvaise communication : « Les sorts d'amour évoluent à l'envers / Les mots, les mots en arrière, les mots en arrière sont mortels ». Partout, il y a une sensation en cours, bien capturée par sa version légère et lâche de « Vampire Empire » (un morceau populaire du groupe de Lenker, Big Thief). C’est un album de regards momentanés et une bande-son pour lâcher prise, reconnaître les choses qui nous ont blessés mais leur permettre de frémir. AB

18) L'Impératrice - 'Pulsar'

"Pulsar", le troisième album du groupe pop et nu-disco français L'Imperatice, pourrait bien être l'album le plus groovy et le plus dansant de l'année. Débordant d'une production luxuriante et d'accroches accrocheuses, le disque tire son chapeau à Daft Punk tout en traçant joyeusement son propre chemin. À travers 10 titres irrésistibles, le sextet parisien recrute des collaborateurs comme Maggie Rogers (le léger "Any Way"), Erick the Architect (le cool et sans effort "Sweet & Sublime") et Fabiana Martone, dont la présence électrique illumine l'album phare "Danza". Marilu'. Bien que « Pulsar » ne s’éloigne pas loin de la formule que le groupe a perfectionnée depuis son premier album « Matahari » en 2018, il semble plus net et plus dynamique. Un compagnon idéal pour les pistes de danse de fin de soirée ou les boogies en solo dans une chambre. TF

17) Beyoncé – « Cowboy Carter »

Suite de son disque dynamite dancehall de 2022 « RENAISSANCE », et deuxième acte de ce qui sera un triptyque musical, « Cowboy Carter » de Beyoncé lasso les stéréotypes obsolètes de la musique country américaine dans une puissante réappropriation des racines noires du genre. La chanteuse née à Houston a déclaré que l'al...
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