Finn McRedmond : J’ai grincé des dents face au brit-bashing de Paul Mescal. Pas parce que c'est insensible, mais parce que c'est ennuyeux

Finn McRedmond - The Irish Times - 12/12
Si l’Irlande veut conserver la conviction qu’elle est une nation de farfelus et de comédiens, elle devra travailler un peu plus dur que cela.

Une liste non exhaustive de blagues à la fois omniprésentes et peu drôles : l’aversion performative de la Grande-Bretagne pour les Français ; Je déteste les blagues de ma belle-mère ; La routine de Ricky Gervais selon laquelle « tout le monde est trop sensible ces jours-ci » ; tout ce qui fait appel à une fonction corporelle ; tout ce qui commence par « toc toc » ; « covfefe » ; les descriptions de Donald Trump comme « l’homme orange » ; et, enfin, les Irlandais se plaignent de « haïr » les Anglais.

Compte tenu de cette disposition, je reste un fan un peu improbable de Saturday Night Live et de sa salle d’écrivain qui gémit sous le poids des clichés. Je trouve apaisante sa prudence rhétorique, son approche peu ambitieuse de l’humour et son respect scrupuleux des orthodoxies sociales. C'est une émission de télévision totalement sans défi.

Mais tout cela – la paresse inhérente à l’émission – est allé trop loin ce week-end avec Paul Mescal comme animateur. Mescal – à propos de sa mission déclarée de corriger les stéréotypes sur les Irlandais – décla...
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