Les trains n’arrivent plus à la gare principale de Belgrade, au bord de la rivière, au pied de l’escarpement calcaire qui a donné son nom à la ville blanche. Aujourd'hui, la façade en stuc jaune fait face à une nouvelle statue étincelante de huit étages qui domine le parvis où campaient des réfugiés, pour la plupart venus de Syrie, à la fin des années 2010.
Notre voyage sans vol de Londres vers les Balkans n’a duré que 24 heures jusqu’à Budapest, via l’Eurostar et la couchette Bruxelles-Vienne. Mais maintenant nous voilà, regardant à travers une gare routière poussiéreuse le Grand Prince Stefan Nemanja de 23 mètres de haut. Nous nous attendions à arriver à la gare moderne de Belgrade Prokop pour la dernière étape vers Skopje. Mais en 2024, aucun train international ne circulera vers la Serbie, ni vers la Macédoine du Nord.
L’année prochaine s’annonce différente. Une nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse entre Budapest et Belgrade réduira à trois heures et demie le trajet de six heures que nous venons de faire en bus. Mais en train, cela prenait toute la journée. À terme, des liaisons ferroviaires plus rapides vers Skopje et Thessalonique seront également rétablies. Mais je ne veux pas attendre aussi longtemps. Le prétexte de notre voyage à Skopje, la capitale de la Macédoine du Nord, est une série de lancements de livres. Mais la vraie raison pour laquelle nous revenons sans cesse dans ce petit pays, à peu près de la taille de la Slovénie, est qu’il est tout aussi beau et varié que son cousin plus connu. D'une taille gérable mais pleine d'histoire et de nature, la Macédoi...
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