Avec l’éviction d’Assad, une nouvelle ère commence en Syrie sous les yeux du monde entier

Timour Azhari - Reuters - 09/12
Les Syriens se sont réveillés lundi avec un avenir plein d'espoir, quoique incertain, après que les rebelles se sont emparés de la capitale Damas et que le président Bachar al-Assad a fui vers la Russie, mettant fin à 13 ans de guerre civile et à plus de 50 ans de règne brutal de sa famille.
  • La Russie accorde l'asile à Assad et à sa famille
  • Les États occidentaux vigilants face aux islamistes triomphants
  • La Syrie se réveille au premier matin sans Assad
DAMAS, 9 décembre (Reuters) - Les Syriens se sont réveillés lundi avec un avenir plein d'espoir, quoique incertain, après que les rebelles se sont emparés de la capitale Damas et que le président Bachar al-Assad a fui vers la Russie, mettant fin à 13 ans de guerre civile et à plus de 50 ans de guerre avec sa famille. règle brutale.
L’avancée éclair d’une alliance de milices dirigée par Hayat al-Tahrir al-Sham (HTS), un ancien affilié d’Al-Qaïda, a marqué l’un des plus grands tournants pour le Moyen-Orient depuis des générations. La chute d’Assad a anéanti un bastion à partir duquel l’Iran et la Russie exerçaient leur influence sur le monde arabe.
Moscou a accordé l'asile à Assad et à sa famille, ont rapporté dimanche les médias russes et Mikhaïl Oulianov, l'ambassadeur de Russie auprès des organisations internationales à Vienne, sur sa chaîne Telegram.
Les gouvernements internationaux ont salué la fin du gouvernement autocratique d’Assad, alors qu’ils cherchaient à faire le point sur un Moyen-Orient relooké.
Le président américain Joe Biden a déclaré que la Syrie se trouvait dans une période de risque et d’incertitude et que c’était la première fois depuis des années que ni la Russie, ni l’Iran, ni l’organisation militante du Hezbollah n’y jouaient un rôle influent.
HTS est toujours désigné comme groupe terroriste par les États-Unis, la Turquie et les Nations Unies, même s’il a passé des années à tenter d’adoucir son image pour rassurer les gouvernements internationaux et les groupes minoritaires en Syrie.
Le secrétaire en chef du cabinet japonais, Yoshimasa Hayashi, a déclaré lundi que Tokyo accordait une attention particulière aux développements en Syrie.
Le renversement d’Assad limite la capacité de l’Iran à distribuer des armes à ses alliés et pourrait coûter à la Russie sa base ...
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