La chute d'Al Assad en Syrie affecte gravement le réseau extrémiste iranien

Infobae - 09/12
Il n’y a pas si longtemps, le réseau des milices de Téhéran semblait ascendant. "Le front de résistance a connu une année vraiment difficile", a reconnu le ministre perse des Affaires étrangères.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (Bureau du guide suprême iranien/WANA via REUTERS)

La chute rapide de Bachar al-Assad, associée aux pertes dévastatrices subies par le Hezbollah, a porté un coup dur à « l’axe de la résistance » iranien, un pilier central de la politique étrangère de Téhéran forgée au fil des décennies.

Au cours des 13 années de guerre civile en Syrie, l'Iran a dépensé énormément de sang et de ressources pour soutenir le régime d'Assad, pour ensuite voir ses investissements échouer en quelques jours alors que ville après ville tombait aux mains des rebelles syriens. Mais Téhéran n’a pas seulement perdu un client, il a vu sa capacité à projeter sa puissance, clé de sa propre sécurité, perturbée.

Le Hezbollah, groupe militant dont la puissance rivalisait autrefois avec celle des armées régionales, a subi une défaite humiliante face à Israël le mois dernier et comptait sur le soutien iranien pour se reconstruire.

"Le front de résistance a connu une année vraiment difficile", a reconnu dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi dans une interview à la télévision d'État iranienne. Mais il a déclaré qu'ils avaient dépassé les attentes et a cité les attaques continues du Hamas contre Israël. "Personne n'aurait pu prédire que le front pourrait être aussi fort."

D'autres étaient sceptiques.

« Sans la Syrie, nous pourrions voir tout l’axe de la résistance s’effondrer », a déclaré un diplomate occidental qui, comme d’autres, s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour discuter de politiques sensibles.

En Iran, la nouve...
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