Les armées étrangères en Syrie et comment elles sont arrivées là-bas

Reuters - 06/12
La reprise des combats en Syrie a mis en lumière le rôle des puissances étrangères dans le pays. La Turquie, l’Iran, la Russie et les États-Unis ont tous déployé des troupes en Syrie depuis 2011, tandis qu’Israël organise de fréquentes frappes aériennes sur le territoire syrien.
6 décembre (Reuters) - La reprise des combats en Syrie a mis en lumière le rôle des puissances étrangères dans le pays. La Turquie, l’Iran, la Russie et les États-Unis ont tous déployé des troupes en Syrie depuis 2011, tandis qu’Israël organise de fréquentes frappes aériennes sur le territoire syrien.
Voici quelques informations sur les armées étrangères en Syrie.

DINDE

La Turquie a déployé des troupes dans le nord-ouest de la Syrie, territoire détenu par des groupes rebelles syriens qui se sont soulevés contre le président Bachar al-Assad en 2011. La Turquie, qui a fermement soutenu le soulèvement de 2011, soutient certains de ces groupes rebelles.
L'un des principaux objectifs de la Turquie a été d'affaiblir les groupes armés kurdes syriens qui ont constitué des enclaves autonomes le long de la frontière turque pendant la guerre civile. Ankara considère les groupes kurdes syriens comme une extension du Parti des travailleurs kurdes (PKK), qui mène une insurrection en Turquie depuis 1984.
Ankara considère le PKK comme un groupe terroriste.
Une autre préoccupation turque pressante est d’assurer le retour chez eux des quelque trois millions de Syriens qui ont fui vers la Turquie pendant la guerre, dont beaucoup venaient de la région d’Alep.
La Turquie a mené quatre opérations en Syrie depuis 2016.
La première visait à la fois le groupe jihadiste État islamique et les YPG kurdes syriens, une faction kurde syrienne et fer de lance d’un autre groupe militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS).
La présence de la Turquie s'est élargie en 2017 lorsqu'elle a conclu un accord avec la Russie et l'Iran qui a abouti au déploiement des forces turques sur 12 positions dans la région du nord-ouest d'Idlib, tenue par les rebelles.
Cela a été suivi en 2018 par une offensive ciblant Afrin contrôlée par les FDS, et une autre incursion en 2019 sur le territoire des FDS entre les villes frontalières de Ras al Ain et Tel Abyad.
L’année suivante, la Turquie a envoyé des milliers de soldats dans la région d’Idlib pour endiguer une offensive des forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie visant les rebelles.
Damas considère la Turquie c...
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