Fernando Meirelles : "La Cité de Dieu a littéralement changé ma vie !"

Première - 05/12
Alors que ce film culte, sorte d’Affranchis dans les favelas de Rio, ressort en copies neuves, rencontre lyonnaise avec son metteur en scène.

Alors que ce film culte, sorte d’Affranchis dans les favelas de Rio, ressort en copies neuves, rencontre lyonnaise avec son metteur en scène.

En 2003 les portes d’un monde inconnu se sont soudain ouvertes sur les écrans du monde entier. La Cité de Dieu d’un certain Fernando Meirelles propose une plongée en apnée dans les favelas de Rio avec ses gueules, ses trafics, son langage fleuri, ses ruelles, son électricité...

Présentées en Séance de Minuit au Festival de Cannes en mai de l’année précédente, les aventures de Tignasse, Petit Zé, Fusée ou encore Manu Tombeur, emballent des festivaliers prêts à s’encanailler par procuration. Ça fuse de partout, la caméra ne tient pas en place, les intrigues s’emboîtent quitte à s’entredévorer... On est plus proche de Tueurs nés que des Affranchis, référence pourtant assumée qui suinte par tous les pores d’une voix-off immersive.

Décembre 2024. La Cité de Dieu est encore là. Solide sur ses appuis. Elle a engendré des petits via des déclinaisons plus ou moins officielles, mais la matrice n’a pas été égalée. Elle réapparait en copies restaurées. Quant à son auteur, Fernando Meirelles, même s’il a réalisé d’autres films : The Constant Gardener (2005) ou Blindness (2008), tout le ramène inévitablement à la favela. 

En ...
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