Motion de censure : comment les forces politiques préparent l’après Barnier

Ouest France - 04/12
Moins de six mois après la dissolution, l’Assemblée nationale s’apprête à censurer, mercredi 4 décembre, le gouvernement de Michel Barnier. Certaines forces politiques n’ont pas attendu la chute du gouvernement pour se projeter sur l’après en dévoilant leurs ambitions.

Avant même la chute du gouvernement Barnier, attendue dans la soirée du mercredi 4 décembre 2024, les forces politiques sont déjà l’après et les ambitions se dessinent face à la crise. L’horizon est flou tant les lignes sont divergentes. Le président du groupe Ensemble pour la République, Gabriel Attal, a détaillé dès ce mercredi matin auprès des journalistes, un scénario avec « une équation politique où ce n’est plus le Rassemblement national qui est en capacité de dicter la politique du gouvernement ».

L’ancien Premier ministre plaide pour une ouverture à gauche. « Cela voudrait dire qu’il y a une forme d’accord de non-censure qui est trouvé avec les socialistes, en plus des LR », a-t-il poursuivi, comme l’ont rapporté plusieurs médias. « Je ne sais pas si c’est possible. En tout cas moi, je pense que c’est ce qu’on doit viser », a affirmé Gabriel Attal.

Suivez notre direct consacré aux motions de censure contre Michel Barnier ce mercredi 4 décembre 2024

De son côté, la gauche est désunie dans sa projection de l’après Barnier. Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, avait dit la semaine dernière vouloir proposer à tous les partis, à l’exception du RN, « de poser la question des conditions d’une non-censure » si le gouvernement Barnier venait à être renversé. Auprès de l’ AFP , un cadre socialiste souligne cependant les divergences entre la vision de Gabriel Attal et celle des socialistes sur un accord formalisé. Il « rêve debout. Ça serait le meilleur moyen de faire gonfler le...
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