Craignant de rester au Mexique, effrayés par la politique de Trump, certains migrants cherchent à rentrer chez eux

Lizbeth Diaz - Reuters - 03/12
Chaque jour, Nidia Monténégro passe des heures à vérifier son téléphone portable, dans l'espoir d'obtenir un rendez-vous tant attendu avec les autorités frontalières américaines pour demander l'asile aux États-Unis.
  • La répression de Trump pourrait laisser les migrants au Mexique dans l’incertitude
  • Les crimes violents constituent une menace pour ceux qui restent au Mexique
  • Certains migrants envisagent de rentrer chez eux
3 décembre (Reuters) - Chaque jour, Nidia Monténégro passe des heures à vérifier son téléphone portable, dans l'espoir d'obtenir un rendez-vous tant attendu avec les autorités frontalières américaines pour demander l'asile aux États-Unis.
La migrante vénézuélienne de 52 ans au Mexique dit craindre que sa nomination n'intervienne pas avant l'entrée en fonction du président élu Donald Trump le 20 janvier, alors qu'il s'est engagé à abandonner une série de programmes qui permettaient aux migrants d'entrer légalement aux États-Unis. - y compris l'application gouvernementale que le Monténégro utilise pour tenter d'obtenir son rendez-vous.
Cela pourrait laisser des milliers de migrants comme le Monténégro dans l’incertitude et se retrouver confrontés au choix d’essayer de passer illégalement la frontière vers les États-Unis, de rester au Mexique ou de rentrer chez eux.
Compte tenu de ces options, le Monténégro affirme qu'il rentrerait chez lui, plus effrayé par la violence qu'il a rencontrée lors de son voyage à travers le Mexique que par les difficultés qu'il a laissées derrière lui au Venezuela.
"Je suis traumatisée. Si je n'obtiens pas le rendez-vous, j'y retournerai", dit-elle, découragée.
"Il y a toujours la menace de cartels qui nous kidnappent", a ajouté la femme, qui affirme que même si elle envisage de rentrer chez elle, elle n'a pas l'argent pour le faire.
Une douzaine de migrants interrogés au Mexique par Reuters ont déclaré qu'ils préféreraient retourner dans leur pays malgré les problèmes persistants qui les...
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