Au procès de l’assassinat de Samuel Paty, Brahim Chnina, un accusé incapable d’introspection

Valentine Arama - LePoint - 03/12
Interrogé sur les faits, le père de la collégienne qui a menti et qui est à l’origine de la campagne de haine lancée contre le professeur a déroulé une défense fragile, tout en surface.

Brahim Chnina regrette « infiniment », reconnaît que ses messages sont tombés entre les mains des « mauvaises personnes » et qu'après la diffusion de sa vidéo, « les choses ont mal tourné ». Celui qui encourt trente ans de réclusion criminelle reconnaît sa responsabilité dans « l'enchaînement causal » mais insiste, il n'est pas « un terroriste » et n'a jamais été en lien avec une association de malfaiteurs terroriste. Rien, d'ailleurs, n'a jamais permis de démontrer le moindre signe de radicalisation chez cet homme accusé d'avoir en partie orchestré la campagne de haine, fondée sur le mensonge de sa fille, qui conduira à l'assassinat de Samuel Paty, décapité le 16 octobre 2020 par un Tchétchène de 18 ans.

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