« Je ne suis pas un terroriste », a clamé ce lundi 2 décembre 2024 Brahim Chnina, l’auteur des premiers messages et des premières vidéos stigmatisant Samuel Paty, assassiné par un jeune islamiste le 16 octobre 2020. Néanmoins, comme le rapporte l’Agence France Presse, celui qui est le père de la collégienne dont le mensonge a déclenché une campagne de haine contre le professeur d’histoire-géographie a reconnu devant la cour d’assises spéciale de Paris que « ce que j’ai fait est irréparable et impardonnable ». Plusieurs fois, il répétera : « Je regrette ».
« Pensez-vous avoir contribué à provoquer ce qui s’est passé ? », lui a demandé le président de la cour d’assises spéciale Franck Zientara. « Avec la vidéo et les messages que j’ai faits, oui », a-t-il concédé.
Les 7 et 8 octobre, il a publié des messages et des vidéos dénonçant Samuel Paty comme un professeur « voyou ». Il n’a pas hésité à livrer le nom du professeur et l’adresse de son collège sur les réseaux sociaux suscitant des réactions violentes.
Lors de l’audience de ce lundi 2 décembre, le président Franck Zientara a lu quelques messages de ses correspondants : « Il faut le punir », « Il faut lui briser le dos », « Je peux avoir l’adresse de ce fils de **** »…
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