2 décembre (Reuters) - La prise d'Alep par les rebelles syriens au président Bachar al-Assad a remis sur le devant de la scène la guerre civile syrienne, ébranlant les lignes de front endormies depuis des années, avec des implications pour la région et au-delà.
QUE SE PASSE-T-IL?
Les rebelles ont lancé leur offensive surprise le 26 novembre, attaquant depuis les zones situées au nord et au nord-ouest d'Alep. Ils ont envahi la ville les 29 et 30 novembre, chassant les forces gouvernementales du départ.
C'est la première fois que le contrôle de la ville change depuis 2016, lorsque les forces gouvernementales, soutenues par la Russie et l'Iran, ont vaincu les rebelles qui contrôlaient les quartiers est d'Alep.
Les rebelles ont intensifié leur progression dans les zones situées au sud et au sud-ouest d'Alep, s'emparant du territoire de la province de Hama.
Le gouvernement s'est engagé à riposter. La Russie, qui a déployé ses forces aériennes en Syrie en 2015 pour aider Assad, mène des frappes aériennes en soutien à l’armée.
Il s'agit de l'escalade la plus grave du conflit depuis des années, s'ajoutant à un bilan qui s'élève à des centaines de milliers de morts depuis 2011, lorsque la guerre a pris naissance à la suite du soulèvement du Printemps arabe contre le régime d'Assad. Depuis lors, plus de la moitié des 23 millions d’habitants d’avant-guerre ont été forcés de quitter leur foyer, et des millions d’autres ont fui à l’étranger en tant que réfugiés.
QUI SONT LES REBELLES ?
L'attaque a été initiée par Hayat Tahrir al-Sham. Anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra, il était la branche officielle d'Al-Qaïda dans la guerre en Syrie jusqu'à la rupture des liens en 2016.
Le HTS, dirigé par Abou Mohammed al-Golani, a longtemps...
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