- Des discussions entre les États-Unis et les Émirats arabes unis ont eu lieu avant l'avancée des rebelles en Syrie
- Les principales sanctions américaines contre la Syrie expirent le 20 décembre à moins qu'elles ne soient renouvelées
- L’approche de la « carotte et du bâton » vise à briser l’alliance entre Assad et l’Iran
BEYROUTH/GENÈVE/DUBAI, 2 décembre (Reuters) - Les États-Unis et les Émirats arabes unis ont discuté de la possibilité de lever les sanctions contre le président syrien Bachar al-Assad s'il se détache de l'Iran et coupe les routes d'armes vers le Liban. Hezbollah, ont déclaré cinq personnes proches du dossier.
Les discussions se sont intensifiées ces derniers mois, selon les sources, sous l'effet de l'expiration possible, le 20 décembre, des sanctions américaines draconiennes contre la Syrie et de la campagne menée par Israël contre le réseau régional de Téhéran, notamment le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza et les actifs iraniens en Syrie.
Les discussions ont eu lieu avant que les rebelles anti-Assad n’envahissent Alep la semaine dernière dans le cadre de leur plus grande offensive en Syrie depuis des années.
Selon les sources, la nouvelle avancée rebelle est précisément le signe du type de faiblesse de l’alliance d’Assad avec l’Iran que l’initiative émiratie et américaine vise à exploiter. Mais si Assad accepte l’aide iranienne pour une contre-offensive, cela pourrait également compliquer les efforts visant à creuser un fossé entre eux, ont indiqué les sources.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, s'est rendu en Syrie dimanche pour montrer son soutien à Assad, et le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, s'est entretenu par téléphone avec Assad au sujet des derniers développements du week-end.
Pour cette histoire, Reuters s'est entretenu avec deux sources américaines, quatre interlocuteurs syriens et libanais et deux diplomates étrangers qui ont déclaré que les États-Unis et les Émirats arabes unis voyaient une fenêtre pour creuser un fossé entre Assad et l'Iran, ce qui l'a aidé à reconquérir des pans entiers de son pays pendant la guerre civile. qui a éclaté en 2011.
Les médias libanais ont rapporté qu'Israël avait suggéré de lever les sanctions américaines contre la Syrie. Mais l’initiative des Émirats arabes unis avec les États-Unis n’a pas encore été signalée. Toutes les sources ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter de la diplomatie en coulisses.
Le gouvernement syrien et la Maison Blanche n'ont pas répondu aux questions de Reuters. Les Émirats arabes unis ont renvoyé Reuters à leur déclaration sur l'appel de Ben Zayed avec Assad.
Les Émirats arabes unis ont joué un rôle de premier plan dans la réhabilitation d’Assad parmi les États arabes à majorité sunnite qui l’ont rejeté après qu’il ait accepté l’aide de l’Iran chiite et non arabe pour réprimer la rébellion dirigée par les sunnites contre lu...
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