Un acte de miséricorde et d'amour de la part d'un père qui a déjà connu beaucoup de chagrin ? Ou une manœuvre politique hypocrite rappelant celle de son grand ennemi ? Peut-être que les deux peuvent être vrais.
L’annonce faite dimanche par Joe Biden d’avoir gracié son fils Hunter, qui risque d’être condamné dans deux affaires pénales, est probablement le produit d’une lutte shakespearienne entre la tête et le cœur.
D’une part, Biden est l’un des derniers grands institutionnalistes de Washington. « Dès le jour où j’ai pris mes fonctions, j’ai dit que je n’interférerais pas avec la prise de décision du ministère de la Justice », a-t-il déclaré dimanche dans une déclaration inhabituellement directe et personnelle. Saper la séparation des pouvoirs va à l’encontre de toutes les fibres de son être politique.
D’un autre côté, Biden n’est rien sans sa famille. Ses discours sont émaillés de références à ses parents. En tant que sénateur, il a déjà pris un train de Washington à Wilmington, dans le Delaware, pour pouvoir souffler les bougies d'un gâteau d'anniversaire pour sa fille de huit ans, Ashley, à la gare, puis traverser le quai et p...
[Courte citation de 8% de l'article original]