Il y a une œuvre dans ce spectacle passionnant qui vous fera cligner des yeux et y regarder à deux fois. C’est du Belge fou Pol Bury. Sur le mur se trouve un grand ovale en bois sur lequel poussent des centaines de poils fins (pensez à une énorme brosse à cheveux). Vos yeux se déplacent sur sa surface, les pensées se pressant peut-être, étant donné les nombreuses pièces à parcourir. Tout d’un coup, il y a une contraction partielle, quelque part dans le bosquet, imperceptible comme un saut synaptique. C’est comme si la sculpture avait son propre esprit.
3069 Points blancs sur fond ovale – titre impassible – réalise le rêve de Bury des années 60 de trouver le point médian entre le mouvement et le non-mouvement avec un peu plus que de l'imagination et un moteur primitif. C’est l’une des nombreuses œuvres de cette exposition d’art grouillante, bip, vacillante et palpitante (datant d’environ 1950 aux anné...
[Courte citation de 8% de l'article original]