Après l'incendie, des trésors enfouis sous Notre-Dame de Paris ont été découverts

National Geographic - 30/11
Après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, les archéologues ont reçu une autorisation sans précédent : entreprendre des fouilles sous la cathédrale. 

En février 2022 était sur le point de débuter la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après l’incendie qui se produisit en avril 2019, près de trois ans furent nécessaires pour enlever les débris et consolider les murs de pierre et les voûtes du plafond endommagés. Si Notre-Dame devait rouvrir en 2024, comme l’avait décrété le président de la République, il était urgent d’amorcer la reconstruction de ce qui avait été perdu lors de l’incendie, à commencer par l’emblématique flèche qui surmontait la cathédrale.

Cependant, il était tout d’abord obligatoire de faire appel aux archéologues. Selon la loi, en effet, tout projet de construction touchant à un sol au sein duquel seraient éventuellement enfouis des objets anciens, ou des vestiges, nécessite l’intervention d’archéologues territoriaux. À Notre-Dame, il était de leur devoir de s’assurer que rien de précieux ne serait pulvérisé par l’échafaudage de 770 tonnes nécessaire à la reconstruction de la flèche. 

Christophe Besnier et son équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) n’avaient, au départ, pas plus de cinq semaines pour mener des fouilles sous le sol en pierre de la croisée, lieu où le transept, les bras courts donnant à l’église une forme de croix, rencontre la nef et le chœur.  À Notre-Dame, lorsque l’on fouille assez profondément, il n’est pas rare de découvrir des objets historiques ; le site fut occupé pendant plus d’un millénaire avant que la cathédrale n’y soit construite entre les 12e et 14e siècles. L’équipe de Christophe Besnier n’étant toutefois autorisée à creuser qu’à une quarantaine de centimètres sous le sol, soit la profondeur de la base de l’échafaudage, le...
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