Restitutions coloniales : pourquoi elles se font au compte-gouttes en France

LE FIGARO - 30/11
Le retour du tambour Djidji Ayokwe, actuellement conservé au musée du Quai Branly, se fera sous la forme d’un prêt longue durée plutôt que d’une restitution complète, une solution qui suscite des critiques

Un «moment historique» en trompe-l'oeil: le prochain prêt à la Côte d'Ivoire d'un tambour pillé pendant la colonisation illustre la difficulté pour la France de procéder aux restitutions de biens africains promises par le président Emmanuel Macron fin 2017. Célébré la semaine dernière par Paris et Abidjan, le rapatriement du tambour Djidji Ayokwe, actuellement conservé au musée du Quai Branly, prendra donc la forme d'un prêt longue durée et non d'une restitution pleine et entière, un choix par défaut qui ne fait pas l'unanimité.

«Cette solution n'apparaît (pas) satisfaisante au regard des engagements pris par la France»...
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