- Un accord façonné par une diplomatie de navette et une vague d'appels entre les dirigeants
- Les pourparlers ont failli être interrompus par les mandats d'arrêt de la CPI contre Netanyahu et le chef de la Défense
- La France a joué un rôle essentiel dans les négociations aux côtés des États-Unis
- Les actions militaires d'Israël ont poussé le Hezbollah à accepter un cessez-le-feu
PARIS/WASHINGTON/BEYROUTH, 29 novembre (Reuters) - L'accord de cessez-le-feu qui a mis fin à un barrage incessant de frappes aériennes israéliennes et a conduit le Liban vers une paix précaire a pris forme au fil des semaines de pourparlers et est resté incertain jusqu'aux dernières heures.
L'envoyé américain Amos Hochstein s'est rendu à plusieurs reprises à Beyrouth et à Jérusalem malgré les échecs des élections dans son pays pour conclure un accord qui nécessitait l'aide de la France – et qui a failli faire dérailler par les mandats d'arrêt internationaux contre les dirigeants israéliens.
Israël avait signalé le mois dernier qu’il avait atteint ses principaux objectifs de guerre au Liban en infligeant une série de coups stupéfiants au Hezbollah soutenu par l’Iran, mais une trêve convenue est encore loin.
Un match de football, une intense diplomatie de navette et la pression des États-Unis ont contribué à faire franchir la ligne d'arrivée mardi soir, ont déclaré des responsables et des diplomates.
Ennemis de longue date, Israël et le Hezbollah se battent depuis 14 mois depuis que le groupe libanais a commencé à tirer des roquettes sur des cibles militaires israéliennes en soutien au groupe militant palestinien Hamas.
Les escalades de l'été ont attiré l'Iran, principal patron du Hezbollah, et ont menacé une conflagration régionale, alors qu'Israël a recentré son armée des ruines urbaines de Gaza vers les collines frontalières escarpées du Liban.
Israël a soudainement intensifié sa campagne en septembre avec ses attaques par téléavertisseur et ses frappes aériennes ciblées qui ont tué le chef du Hezbollah et de nombreux membres de sa structure de commandement. Des chars ont traversé la frontière tard le 30 septembre.
Avec des pans entiers du sud du Liban en ruines, plus d'un million de Libanais chassés de leurs foyers et le Hezbollah sous pression, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué en octobre qu'il y avait "une fenêtre" pour un accord, a déclaré un haut responsable de l'administration américaine.
Même si certains en Israël recherchaient une victoire plus globale et une zone tampon inhabitée au Liban, le pays était mis à rude épreuve par une guerre sur deux fronts qui avait obligé de nombreuses personnes à quitter leur emploi pour combattre comme réservistes.
DIPLOMATIE
"On a parfois l'impression que les choses arrivent dans la dernière ligne droite, où les parties sont non seulement proches, mais que la volonté et le désir sont là et que les étoiles sont alignées", a déclaré le haut responsable de l'administration américaine lors d'un point de presse.
Les responsables des gouvernements d’Israël, du Liban, de la France et des États-Unis qui ont décrit à Reuters comment l’accord a été conc...
[Courte citation de 8% de l'article original]