29 novembre (Reuters) - Les marchés financiers abordent un mois de décembre chargé d'incertitudes sur la géopolitique, le commerce mondial et la croissance économique, notamment en Europe, où la France est dans la ligne de mire sur son budget.
La promesse du président élu des États-Unis, Donald Trump, d'imposer des droits de douane élevés au Canada, au Mexique et à la Chine a secoué les marchés et bouleversé les prévisions en matière de taux d'intérêt et d'inflation.
Voici ce qu'il faudra surveiller au cours de la semaine à venir, de la part de Kevin Buckland à Tokyo, Ira Iosebashvili à New York et Dhara Ranasinghe, Karin Strohecker et Amanda Cooper à Londres.
1/ TENIR TENUE ?
Les traders ont eu un avant-goût de ce à quoi pourraient ressembler les mois à venir. La promesse de Trump d'imposer des droits de douane à certains des principaux partenaires commerciaux des États-Unis a encore renforcé le dollar.
Le billet vert a augmenté de plus de 1,5 % par rapport aux monnaies canadienne et mexicaine, soulignant la sensibilité aux gros titres liés à Trump et l'incertitude quant à ses politiques.
Ainsi, novembre se termine avec la plus forte baisse mensuelle de l’euro depuis début 2022, la plus forte baisse des rendements obligataires allemands cette année, la plus forte hausse du bitcoin depuis février et l’une des plus fortes hausses mensuelles des actions américaines cette année.
Place maintenant à un mois de décembre volatile. Trump mis à part, les taux d’intérêt aux États-Unis et dans la zone euro devraient baisser, tandis que ceux du Japon pourraient augmenter. La géopolitique peut apporter du soulagement (Moyen-Orient) et de la peur (Russie/Ukraine) ainsi qu’ajouter des turbulences politiques (France, Allemagne).
Les graphiques représentent l'évolution des prix de certains actifs du Bitcoin, du S&P 500, des banques S&P 500, du peso mexicain et de l'euro, en pourcentage, à partir du 1er novembre 2024, et du rendement des obligations d'État allemandes, en pourcentage, à partir du 1er novembre 2024. 2024.
2/ IMPASSE
Les tensions se sont intensifiées en France à propos du budget proposé par le Premier ministre Michel Barnier, qui contient 60 milliards d'euros de hausses d'impôts et d...
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